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Transports

Réforme ferroviaire : l'association Agirr s'inquiète d'une possible fermeture des petites lignes SNCF

lundi 9 avril 2018 à 8:41 Par Sarah Mansoura, France Bleu Lorraine Nord

Les cheminots continuent, ce lundi, leur grève "perlée" contre la réforme ferroviaire lancée par le gouvernement. Pour l'association AGIRR, adhérente à la Fédération des usagers des transports (Fnaut), le réseau ferroviaire pâtit d'un manque d'investissement et d'une gestion "anarchique".

La grève "perlée" à la SNCF doit durer jusqu'à la fin du mois de juin.
La grève "perlée" à la SNCF doit durer jusqu'à la fin du mois de juin. © Maxppp - Béatrice LE GRAND

Lorraine, France

"Les lignes ferment les unes derrière les autres. C'est ce que préconise le rapport Spinetta ; amputer le réseau d'une bonne partie de ses petites lignes", constate Florent Golin, président de l'association pour l'aménagement et la gestion des infrastructures dans le respect des ressources (Agirr) et invité de France Bleu Lorraine ce lundi.  

Si le Premier ministre a affirmé qu'il ne suivrait pas cette recommandation et qu'il épargnerait les petites lignes, le gouvernement n'a pas "apporté de solutions pour assurer leur pérennité, ce qui revient à peu près au même", assure-t-il. 

Si on nous ferme nos lignes, on s'en fiche que le coupable s'appelle SNCF, gouvernement ou région. Le résultat sera le même.

"Ce serait aux régions de décider quelles lignes on sacrifie, lesquelles on sauve, mais cela suppose qu'elles devraient reprendre le coût de l'infrastructure. Et sans transfert de budget, bien entendu. C'est impossible à tenir", juge-t-il.

Pour Florian Golin, il faudrait revoir le modèle financier et industriel pour assurer la pérennité du réseau. Lui considère que le modèle financier est devenu complètement anarchique, et qu'une redistribution est nécessaire.

Il ajoute qu'il "semble logique que le budget du gestionnaire de réseau serve à assurer l'exploitation et la maintenance, et les investissements, qui sont éminemment politiques, doivent être assumés par ceux qui les décident. L'argent public, c'est fait pour ça".

Florent Golin, invité de France Bleu Lorraine