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Dossier : La relance éco ind’è noi

Relance Eco : les Chemins de Fer sur le pont.

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Par , France Bleu RCFM

Comme toute entreprise de transport, les Chemins de Fer de la Corse ont été impactés par la crise, mais malgré cela il n’y a pas eu de cessation d’activité. Les trains ont toujours roulé, même si évidemment le trafic passager s’en est trouvé affecté laissant la place, quasi uniquement, au fret.

Le train solidaire ...
Le train solidaire ...

Pas d’arrêt en gare prolongé pour les Chemins de Fer de la Corse ! Malgré la période difficile et l’absence de passagers pendant plus de deux mois (une cinquantaine de passagers par jour seulement contre une moyenne de 1500 en période normale), les trains des CFC sont restés sur les rails de tout temps et la continuité d’activités a toujours été assurée. C’était une volonté forte de ses dirigeants, portée par le président, membre de l’exécutif territorial, Hyacinthe Vanni : « Il y avait une raison technique évidemment au fait de garder les trains en marche car un arrêt prolongé aurait nécessité de prendre beaucoup de temps ensuite pour redémarrer mais nous voulions aussi faire notre travail de service public et participer à l’effort régional, avec des actions solidaires pour ceux qui étaient dans le besoin dans ces moments si délicats».  

              LES TRAINS DE LA SOLIDARITE

Les CFC se sont donc mis en ordre de marche dès le début du confinement : télétravail, activité partielle, organisation par équipes et les 280 agents mobilisables en permanence et un plan de travail initial prêt à être relancé sitôt les conditions redevenues normales. Une gestion suivie au quotidien par une cellule de crise. Jacques Chibaudel en est le pilote et ce dernier se fait un devoir de souligner les actions solidaires portées par le train insulaire et ses agents, notamment en direction du secteur médical : « nous sommes allés au-delà de nos missions habituelles et nous en sommes fiers, vu la situation (…) nous avons transportés du matériel médical et des médicaments pour les hôpitaux, transportés également des tests de dépistage pour les EPHAD d’Ajaccio et les CFC ont fait un don de 4000 masques aux personnels soignants. Nous avons aussi aidés à la distribution de denrées alimentaires en Balagne ».  

               DANS L’ATTENTE DES TOURISTES 

Mais pendant que les Chemins de fer se rendent utiles, les caisses se vident, faute de trafic et de passagers. Taux d’activité : 20 % seulement de mi-mars à mi-mai. Les abonnés, les scolaires et les étudiants ne sont plus là. Les navettes suburbaines tournent quasiment à vide. Depuis le 11 mai, les CFC sont passés à 55% du plan de transport initial, dans le respect des mesures sanitaires et des gestes barrières et notamment celui de la distanciation qui condamnent un fauteuil sur deux. La mesure sanitaire est inévitable et rassurante mais elle est un frein évident en termes de capacité pour les sociétés de transports. 

pertes de recettes mais de mise en danger
pertes de recettes mais de mise en danger © Maxppp - Georges Bartoli

Ce sera l’une des interrogations de la saison estivale, dépendante évidemment de celle concernant l’arrivée des touristes cet été. Depuis une dizaine d’années, les CFC ont opéré un rééquilibrage entre le service public et le service touristique et la saison estivale est devenue l’un des axes de développement de la société. Celle-ci transporte désormais un peu plus de personnes l’été, notamment le secteur de la Balagne avec le « train des plages » entre l’Ile-Rousse et Calvi. « Des navettes incessantes qui représentent entre 20 et 30% de notre chiffre d’affaire, rappelle Jacques Chibaudel, mais le matériel est plutôt ancien sur ce secteur (2 autorails) et notre capacité n’est que de 40 places assises (…) si la distanciation est maintenue cet été on transportera deux fois moins ». 

           « 2 Millions d’euros de recettes en moins »

En attendant les directives du gouvernement, prévues pour cette fin de semaine, concernant l’acte II du déconfinement qui débuterait le 2 juin, les CFC tablent d’ores été déjà sur une perte prévisionnelle de 2 millions d’euros au sortir de l’été. « On a déjà perdu au niveau des recettes commerciales 500.000 Euros depuis mars, on en perdra à nouveau 1,5M d’ici la fin de l’été » annonce Hyacinthe Vanni. Mais ce dernier de souligner aussitôt que « ces pertes seront en partie compensées par les aides de l’Etat et surtout par les réserves de trésorerie de l’entreprise, de telle sorte que la Collectivité de Corse n’aura pas à mettre la main à la poche pour soutenir les CFC ». C’est l’autre fierté de l’entreprise !

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