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Retour aux 90 km/h sur les routes, ces départements qui franchissent le pas en Midi-Pyrénées

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie

Ce 1er février, plusieurs routes du Tarn vont retrouver leurs panneaux à 90 km/h remplacés il y a deux ans et demi par des 80. Dans l'ex-Midi-Pyrénées, d'autres départements sautent le pas, certains hésitent. Tour d'horizon de ces retours, toujours partiels, aux 90.

Plusieurs départements, hors Occitanie, sont revenus au moins partiellement au 90 km/h, ici l'Orne en Normandie.
Plusieurs départements, hors Occitanie, sont revenus au moins partiellement au 90 km/h, ici l'Orne en Normandie. © Radio France - Olivier Duc

En mai 2019, le Premier ministre Edouard Philippe avait ouvert la porte, en réponse à la crise des "gilets jaunes". Les départements qui le souhaitent peuvent repasser aux 90 km/h sur les routes à double-sens sans séparateur central, après validation d'une commission. Près de deux ans après, même les plus véhéments n'ont pas forcément concrétisé leur rébellion. Dans l'ex-Midi-Pyrénées, trois départements sur huit ont ou vont le faire.

Les Hautes-Pyrénées, le Tarn, l'Aveyron à 90 km/h... pour quelques tronçons

Les premiers dans l'ouest de l'Occitanie, bien avant les autres, à avoir fait les démarches pour retrouver l'ancienne vitesse sur ces routes bidirectionnelles à chaussée unique sans séparateur central, ce sont les Hautes-Pyrénées. Cela date même de janvier 2020. Il y a un an, on savait de quels axes il s'agissait, en l'occurrence un peu moins de 230 km sur les 3.000 du réseau haut-pyrénéen. On peut par exemple citer les deux routes départementales qui relient le Gers à Saint-Lary et à Tarbes. Les panneaux ont depuis été posés dans l'été, c'est déjà de l'histoire ancienne en Bigorre.

Le Tarn lui a emboité le pas. À partir de ce 1er février 2021, sur cinq routes tarnaises structurantes, il sera désormais possible d'appuyer un peu plus sur le champignon. Ont été choisis les axes les plus empruntés de son département : Albi-Castres, Gaillac-Montauban, Castres-Lacaune, Mazamet vers l'Hérault et Albi-Alban vers l'Aveyron

"Sur ces itinéraires, les études prouvent qu'aucun accident n'est lié à des vitesses entre 80 et 90 km/h." - Christophe Ramond, président du Département du Tarn

Le Tarn ne s'interdit pas d'aller plus loin après un premier bilan qui sera réalisé fin 2021.

Enfin, l'Aveyron, vent debout contre cette réforme en 2018-2019 a aussi pris les devants pour mettre en application ses principes. Si la crise sanitaire a décalé les calendriers, le président Galliard a saisi la préfète ce mois-ci.

Après études de ses services, il souhaite qu'un sixième de son réseau routier, mille kilomètres sur les 6.000, retrouvent les 90 km/h. Par exemple, la route entre Rodez et Decazeville, ou la Rodez-Millau. Cela prendra sans doute plusieurs mois, mais les premiers panneaux 90, sont espérés à la fin du printemps, en mai-juin.

"Il a fallu des départements qui osent, des départements témoins", s'enthousiasme Pierre Chasseray, le délégué général de l'association 40 Millions d'automobilistes, qui assure qu'il prépare un argumentaire de sécurité pour rassurer les élus qui hésitent à décider du retour à 90 km/h sur les routes départementales.

Pierre Chasseray, le délégué général de 40 Millions d'automobilistes, milite pour le retour à 90 km/h sur toutes les routes départementales.

Le Gers hésite encore, la Haute-Garonne tourne la page

En mai 2019, nous écrivions que deux autres départements étaient aussi ouvertement favorables au retour aux 90 km/h. La Haute-Garonne et le Gers n'ont toutefois pas encore donné suite à leurs idées, pour diverses raisons.

Dans le Gers, les choses devraient bouger, mais ça ne presse pas. Philippe Martin s'était lui aussi montré très critique, notamment parce que son département est structuré par deux types de routes, les deux grandes nationales qui quadrillent le territoire du nord au sud et d'est en ouest, et une multitude de routes départementales.

L'ancien ministre se demandait à l'époque pourquoi les règles seraient différentes sur l'ensemble de son territoire. Il proposait aussi un référendum d'initiative locale. Finalement, deux ans après, le sujet reste "dans les tuyaux, mais n'est pas une priorité". Le retour des 90 km/h sera étudié en séance au Département le 24 février prochain. Il sera alors question de proposer que 10% du réseau routier gersois, hors routes nationales, repasse à l'ancienne vitesse autorisée.

En Haute-Garonne, le président Georges Méric n'a pas aimé que le gouvernement se penche sur ces questions sans demander aux élus locaux. Et s'il plaidait pour ce qu'il avait appelé une "application différenciée" des 80 km/h, le socialiste penche finalement pour un statu quo pour deux raisons. Cela ne vaudrait pas le coup au regard des routes qui pourraient rebasculer, trop peu nombreuses. Et surtout, l'ancien maire de Nailloux ne veut pas avoir à porter la responsabilité en cas d'accident grave sur un axe où les panneaux auraient changé sur sa décision.

Le Lot, l'Ariège et le Tarn-et-Garonne conservent les 80 km/h

Dans le Lot et en Ariège, même si la loi était mal passée à l'époque, il n'y aura pas de changement pour une raison commune : comme en Haute-Garonne, très très peu de routes correspondent aux critères établis par l’État pour pouvoir rebasculer à 90 km/h.

Il faut bien préciser que l'État a établi des conditions très précises pour qu'une route soit éligible au retour à 90, par exemple celui de ne pas avoir d'arrêts de bus. Ce qui explique pourquoi si peu d'axes sont concernés in fine et pourquoi un certain nombre de collectivités ont jeté l'éponge estimant que cela ne valait pas le coup.

Pas de retour en arrière non plus dans le Tarn-et-Garonne qui ne s’est jamais rebellé contre cette mesure.

Dans le reste de l'Occitanie, la Lozère et l'Hérault ont choisi eux aussi de remettre à 90% une partie de leur réseau routier. Dans l'Aude, rien n’est acté. L’ancien président André Viola était favorable au retour au 90 notamment sur la D9113 qui va du Lauragais à Narbonne mais il a démissionné en juin dernier. Celle qui lui a succédé, Helene Sandragné, ne s’est pas positionnée sur le sujet.

D'autres départements en France ont aussi fait le choix des 90 km/h comme la Mayenne,  les Vosges ou encore la Dordogne.

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