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Transports

Routes secondaires : la limitation à 80 km/h entrera bien en vigueur le 1er juillet malgré la contestation

mercredi 7 mars 2018 à 15:28 - Mis à jour le mercredi 7 mars 2018 à 19:56 Par Germain Arrigoni, France Bleu

La limitation de la vitesse à 80 km/h entrera en vigueur le 1er juillet sur l'ensemble des routes secondaires, comme prévu, et pas au "cas par cas". Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux l'a confirmé ce mercredi à l'issue du Conseil des ministres.

Pas de dérogation pour l'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h, a réaffirmé le gouvernement.
Pas de dérogation pour l'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h, a réaffirmé le gouvernement. © AFP - Sébastien Bozon

La vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires sera bien réduite à 80 km/h à compter du 1er juillet, comme le Premier ministre l'avait annoncé début janvier. C'est ce qu'a confirmé le porte-parole du gouvernement ce mercredi, excluant tout aménagement de la mesure.

"À ce stade", une application au "cas par cas" comme le souhaitent certains élus départementaux, "ce n'est pas ce qui est prévu", a rappelé Benjamin Griveaux à l'issue du Conseil des ministres. "Le dispositif qui a été imaginé et présenté, c'est une mise en oeuvre sur l'ensemble des routes secondaires sans séparateurs de voie à partir du 1er juillet 2018 pour un phase qui, jusqu'au 1er juillet 2020, nous permettra d'évaluer l'efficacité de ce dispositif", a-t-il ajouté.

Des élus locaux réclament de maintien des 90 km/h pour des réseaux "structurants"

La mesure suscite de nombreuses critiques depuis son annonce. La Fédération française des motards en colère et l'association 40 millions d'automobilistes organisent notamment ce week-end des manifestations dans dix villes. Fin janvier, des milliers de personnes s'étaient déjà rassemblées un peu partout dans le pays pour manifester leur désapprobation, accusant les autorités de "vouloir faire de l'argent".

Un mécontentement exprimé également par certains élus locaux. Dans une lettre ouverte au gouvernement publiée vendredi, les présidents de 28 départements demandent une application "au cas par cas", sur les axes les plus accidentogènes. La présidente du Conseil départemental de Creuse demande par exemple "des expérimentations territoriales, pour définir un réseau routier dérogatoire". En d'autres termes, l'identification de routes sur lesquelles les usagers pourraient continuer à rouler jusqu'à 90 km/h. "Des réseaux routiers qui sont en bon état et qui sont structurants pourraient rester à 90 km/h", estime Valérie Simonet, qui invoque notamment les investissements réalisés par la collectivité qu'elle préside pour l'entretien de ce réseau.

Le gouvernement explique de son côté que la baisse de la limitation pourra sauver "350 à 400 vies" par an.