Transports

Saint-Nazaire : première sortie en mer du Mistral "Sébastopol"

Par Mélodie Pépin, France Bleu Loire Océan lundi 16 mars 2015 à 15:50

Le BPC Mistral
Le BPC Mistral © Marine nationale

Le "Sébastopol" a quitté le port de Saint-Nazaire à la mi-journée pour sa première sortie en mer, mais sans équipage russe à bord. C'est le second Mistral commandé par la Russie et bloqué en France. La livraison pour Moscou est toujours suspendue à cause de la crise ukrainienne.

À 13h, ce lundi, le navire Sébastopol a quitté son quai à Saint-Nazaire pour rejoindre la forme-écluse Joubert afin de partir en mer pour une série d'essais qui va durer plusieurs jours. Le Mistral devrait rentrer à Saint-Nazaire vendredi, avant d'autres essais techniques prévus en avril. C'est le second bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral commandé par la Russie à la France, après le "Vladivostok". Mais la livraison des deux navires reste toujours suspendue à l'évolution de la situation en Ukraine .

 

 

Pas de Russes à bord

Les 400 marins russe quittent Saint-Nazaire - Reuters
Les 400 marins russe quittent Saint-Nazaire © Reuters

Contrairement aux essais en mer du "Vladivostok", cette-fois-ci le "Sébastopol" ne transporte aucun équipage russe à bord . Les 400 marins russes venus se former à Saint-Nazaire ont dû repartir à la fin de l'année 2014, quand le Président François Hollande a confirmé la suspension de la livraison des deux porte-hélicoptères. Le "Vladivostok" devait être livré à Moscou à la mi-novembre, mais est toujours stationné à Saint-Nazaire. Le "Sébastopol" est lui prévu pour une livraison à l'automne 2015. Pour le moment, les négociations entre Paris et Moscou au sujet du conflit dans le sud-est de l'Ukraine sont au point mort. Les conditions de la livraison ne sont "toujours pas réunies " répète la France depuis l'automne 2014.

Chantiers STX

Les deux porte-hélicoptères sont construits sur les chantiers STX de Saint-Nazaire. La construction du "Sébastopol" est presque terminée. Le contrat pour la vente à la Russie de deux Mistral signé en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy est évalué à 1.2 milliards d'euros. Ces navires de guerre sont conçus pour transporter des hélicoptères, des chars, ou accueillir un état-major embarqué. En cas, d'annulation de la vente, la France serait sommée de payer à Moscou  le montant du contrat et des indemnités pouvant atteindre un milliard d'euros. 

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