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Saint-Nazaire : un couple de camping-caristes coincé au Maroc depuis plus de cinq semaines

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Arrivés au Maroc le 3 février, ils devaient retourner en France en camping-car, par bateau, le 18 avril. Mais alors que toute l'Europe était confinée, leur liaison a été annulée. Depuis, ce couple originaire de Saint-Marc-sur-Mer ne sait pas quand ils pourront regagner la France.

Jean-Pierre Bommé et son épouse, Paquita, ne savent pas quand ils pourront quitter le Maroc Jean-Pierre Bommé et son épouse, Paquita, ne savent pas quand ils pourront quitter le Maroc
Jean-Pierre Bommé et son épouse, Paquita, ne savent pas quand ils pourront quitter le Maroc - DR

Lorsqu'ils ont appris que leur bateau était annulé, Jean-Pierre Bommé et sa femme, Paquita, ont préféré, plutôt que d'aller s'agglutiner avec des centaines d'autres camping-caristes près de Tanger, au Maroc, aller patienter à 1.000 km au sud de là, dans un petit camping à Tafraout. Comme ce couple originaire de Saint-Marc-sur Mer, près de Saint-Nazaire, des centaines de touristes français sont toujours bloqués à l'étranger, et notamment des camping-caristes au Maroc. 

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Incertitude et manque d'informations

Le confinement est toujours en vigueur dans le royaume, et les liaisons maritimes sont très restreintes. Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé que des dizaines de liaisons maritimes seront organisées dans les quinze prochains jours, pour permettre à ces Français de regagner le territoire national. 

Jean-Pierre et Paquita, 70 et 71 ans, sont arrivés au Maroc le 3 février et devaient quitter le pays le 18 avril. Mais entre temps, la crise du coronavirus a frappé l'Europe, puis le Maroc, et leur bateau a été annulé. Ils ont racheté un billet pour partir le 24 mai. Nouvelle annulation. Et depuis, ils attendent. Et la chaleur commence à être difficile à supporter. "Il fait 36 degrés à l'ombre, dans le camping-car, et plus de 50 au soleil", mais pour Jean-Pierre Bommé, le plus difficile, "c'est d'être dans l'incertitude, le manque d'informations". 

"On ne quitte pas notre téléphone"

"Si on m'avait dit dès le départ, ce ne sera pas le 24 mai, mais vous partirez le 2 juin, on serait resté confiants, mais on n'a pas d'information précise sur la date du départ." Et quand ce couple, qui cohabite dans un petit camping du sud marocain avec une vingtaine d'autres camping-caristes, a vu partir "beaucoup d'Allemands, de Hollandais, de Belges, d'Espagnols, nous on s'est demandé s'il y aurait des bateaux supplémentaires.

Dans son camping-car, dont il ne sort pas ou reste cloîtré à l'ombre entre le début de matinée et 17h à cause de la chaleur, Jean-Pierre suit attentivement les annonces françaises. Et celles du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ce mardi sur France Inter lui ont redonné espoir. "Donc on ne quitte pas notre téléphone, en attendant que la compagnie maritime nous appelle. Il va y avoir deux bateaux le 2 et 9 juin. On reste à côté de notre téléphone, en espérant qu'on soit vite appelés."

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