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Transports

C'est la société SEALAR qui va gérer l'aéroport Poitiers-Biard pour les 12 prochaines années

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Par , , France Bleu Poitou

Après 36 mois de discussions et de rebondissements dans le dossier de l'aéroport de Poitiers-Biard, le syndicat mixte a enfin désigné un délégataire de service public pour gérer le site : sur les trois candidats en lice, c'est le groupement SEALAR qui a été choisi ce vendredi à 12 voix contre 2.

aéroport de Poitiers
aéroport de Poitiers © Radio France - vincent Hulin

Poitiers, France

C'était une réunion très attendue pour l'avenir de l'aéroport de Poitiers. Le syndicat mixte de l'aéroport Poitiers-Biard (SMAPB) s'est réuni ce vendredi à l'Hôtel du département afin de désigner un délégataire de service public pour gérer le site. Parmi les trois candidats sur les rangs, c'est SEALAR qui a été choisi à 12 voix pour et 2 voix contre. Le département de la Vienne et Grand Poitiers sont donc largement tombés d'accord sur ce choix.  Il faut dire que SEALAR, c'est le groupement d'entités qui gère déjà les aéroports du Finistère (Brest, Morlaix, Quimper) et de Marseille (en tant qu'actionnaire). 

Un contrat plus long pour de lourds investissements

La société décroche la délégation de service public pour 12 ans. C'est deux fois plus long que l'ancien contrat, mais c'est à priori le temps qu'il faudra pour amortir les investissements que va réaliser le nouveau délégataire. SEALAR envisage en effet de refaire la piste pour 3-4 millions d'euros, va réaménager l'aérogare, et devra (en fonction du Brexit) construire une zone douanière ou pas pour les passagers britanniques. Son objectif pour l'aéroport de Poitiers-Biard : passer de 122 500 passagers aujourd'hui  à 189 800 en 2031, à la fin du contrat avec le développement des lignes touristiques, y compris les lignes low-cost. 

Pour Bruno Belin, président du syndicat mixte de l'aéroport Poitiers-Biard, il était "essentiel de conserver ces lignes d'import qui, selon lui, rapportent 12 millions d'euros de retombées au territoire."

Le plus gros du budget pour le département

La désignation ce vendredi du nouveau gestionnaire et exploitant de l'aéroport a aussi conditionné l'argent mis sur la table par les collectivités. Grand Poitiers l'avait déjà annoncé : il se concentrera sur la ligne d'obligation de service public La Rochelle-Poitiers-Lyon et ne mettra pas un centime dans les lignes à bas coût.  C'est donc au département d'assurer aux deux tiers le financement de cet aéroport, sur un budget de deux millions d'euros.  Et il n'y aura pas d'autre partenaire financier. 

Le département à 65% et Grand Poitiers à 35%

Le syndicat mixte sera donc constitué de deux entités : le département qui aura la majorité au deux tiers sur Grand Poitiers. Pour éviter le fiasco de la précédente délégation, Grand Poitiers a fait ajouter une clause permettant de rompre le contrat au bout de six ans si les objectifs commerciaux ne sont pas respectés. La base, c'est 892 000 passagers cumulés sur 6 ans. A 25% en dessous de ce prévisionnel, le concédant pourra résilier le contrat. Mais les deux collectivités sont d'accord sur la nécessité absolue de maintenir un aéroport à Poitiers ne serait-ce que pour assurer les transports sanitaires du CHU de Poitiers (transplantation), assumer les vols de déroutement, et la ligne d'obligation de service public. 

Le département a fait ce qu'il fallait aussi pour maintenir les 101 emplois de l'aéroport et faire en sorte que le site tourne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24", insiste Bruno Belin, président du syndicat mixte de l'aéroport de Poitiers-Biard. 

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