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Dossier : Coronavirus Covid-19

Sécurité routière : des premiers chiffres alarmants trois semaines après le déconfinement

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Par , France Bleu
France

La Sécurité routière note une hausse des accidents mortels et un bond de 15% des grands excès de vitesse, trois semaines après le début du déconfinement le 11 mai dernier.

Des gendarmes contrôlent une voiture pour excès de vitesse (photo d'illustration).
Des gendarmes contrôlent une voiture pour excès de vitesse (photo d'illustration). © AFP - NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS

Une campagne appelant à la prudence lors du déconfinement avait été lancée début mai. "Hélas, nos craintes semblaient fondées puisque les premiers chiffres remontant du terrain sont assez alarmants en termes de mortalité", a déclaré David Julliard, l'adjoint au délégué interministériel à la Sécurité routière, dans une interview au journal Le Parisien

En effet, trois semaines après le déconfinement le 11 mai, la Sécurité routière constate une hausse des accidents mortels et un bond de 15% des grands excès de vitesse. Lors du pont de l'Ascension, "il y a eu beaucoup d'accidents meurtriers et le nombre de morts a été plus important que l'an dernier à la même époque", rapporte-t-il. 

Météo favorable et augmentation des comportements à risque

Si cette surmortalité peut en partie s'expliquer par "la météo", car "les beaux jours se traduisent souvent par un surcroît d'accidents graves", David Julliard s'alarme également d'un "accroissement des comportements à risque". 

"On avait déjà constaté lors de la période de confinement qu'un certain nombre d'automobilistes se croyaient tout permis", note David Julliard au micro de franceinfo. "On avait constaté des accidents extrêmement spectaculaires, et malgré la baisse du nombre de morts lors du confinement, les résultats étaient très peu satisfaisants et traduisaient un vrai relâchement.

On avait déjà constaté lors de la période de confinement qu'un certain nombre d'automobilistes se croyaient tout permis.

Après le 11 mai, David a gardé ce même sentiment. Le trafic a augmenté, mais il note toute de même une recrudescence de ces excès de vitesse. "Entre le 11 et le 27 mai, nous avons relevé 2.421 grands excès de vitesse, supérieurs à 50 km/h au-dessus de la limitation", explique-t-il. "C'est 321 de plus qu'en 2019 sur la même période, soit une hausse de près de 15 %, ce qui est énorme.

En milieu urbain, il y a aussi "un certain nombre de comportements liés au fait que les personnes n'avaient plus l'habitude de circuler sur la voie publique. Je pense notamment aux vélos. On a constaté un certain nombre d'accidents assez sérieux avec des cyclistes. Le vélo est un mode très favorable à tout point de vue et on l'encourage, mais il doit s'accompagner de mesures de sécurité.

Cela confirme une forme de relâchement.

"On nous a aussi signalé une recrudescence des franchissements de feux rouges", ajoute-t-il. "Cela confirme une forme de relâchement ou de désinhibition des comportements au volant de la part d'une minorité de conducteurs." 

Le confinement mis en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus a provoqué une baisse historique du nombre de morts en avril, avec 55,8% de personnes tuées en moins par rapport à la même période l'an dernier. Mais la Sécurité routière s'était déjà alarmée d'une recrudescence des grands excès de vitesse pendant cette période.

La Sécurité routière envisage un durcissement des règles, comme on l'a vu récemment avec l'usage du téléphone. "C'est une mesure importante parce que le téléphone est un "distracteur". Il empêche les automobilistes d'avoir la pleine conscience, la pleine maîtrise, de leur véhicule et ça se traduit par des accidents.

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