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Sécurité routière en Isère : moins de morts, mais attention au relâchement des comportements aux beaux jours

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Par , , France Bleu Isère

L'Isère a été marquée par plusieurs accidents mortels sur la route ces dernières semaines. Pourtant, dans les chiffres, on y meurt moins depuis le début de l'année 2021 qu'à la même époque en 2019. Denis Bruel, sous-préfet en charge de la sécurité routière est l'invité de France Bleu Isère.

Contrôle de gendarmerie lors de la visite du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin au péage de Saint-Quentin-Fallavier en août 2020.
Contrôle de gendarmerie lors de la visite du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin au péage de Saint-Quentin-Fallavier en août 2020. © Radio France - Véronique Pueyo

La mortalité est en baisse sur les routes du départements de l'Isère. La préfecture publie des chiffres chaque semaine et les compare à ceux de l'année précédente à la même période. Depuis le début de l'année, il y a donc moins de morts sur nos routes, mais plus de blessés et d'accidents. Denis Bruel, sous-préfet de l'Isère, directeur de cabinet du préfet en charge des questions de sécurité routière, est l'invité de France Bleu Isère ce vendredi 23 avril pour faire le point sur l'accidentologie du département.

France Bleu Isère : Ces derniers jours ont été marqués par plusieurs accidents mortels. Ce jeudi à Saint-Christophe-sur-Guiers, il y aussi eu ce collégien mort à Sassenage et dimanche dernier ce joggeur de 51 ans fauché sur le pont de Chartreuse à Grenoble. Derrière ces drames, que disent les chiffres, quelle tendance observez-vous sur les routes du département ?

Denis Bruel : Ce que nous observons est une amélioration. Mais il faut voir avec quoi nous comparons. Le choix que nous avons fait, c'est de regarder évidemment l'année précédente, mais aussi l'année 2019. Avec les périodes de confinement, l'année 2020 est totalement atypique et ne permet pas des comparaisons efficaces. En revanche, par rapport à 2019, la situation s'est nettement améliorée. 

Le nombre d'accident en Isère en 2021, par rapport à 2019, est en baisse de 28%, le nombre de tués baisse de 53% et le nombre de blessés de 20%. Ces trois indicateurs sont en baisse, mais cela ne veut pas dire que les comportements ne se sont pas relâchés. C'est ce que nous observons depuis quelques jours, malgré l'interdiction de se déplacer au delà des 10 kilomètres. L'accidentalité augmente à nouveau.

On peut imaginer que le trafic routier va augmenter avec la fin des restrictions sanitaires dans les prochaines semaines ? 

Bien entendu. Nous espérons tous la fin des restrictions, c'est une évidence. Mais il ne faut pas que cela s'accompagne de débordements sur les routes, comme ce que nous avons vu à l'issue du confinement de mars-avril l'année dernière.

A quoi est-ce dû ? Aux automobilistes stressés ?

C'est difficile à dire. C'est sans doute un mélange de plusieurs facteurs. Ce que nous avons constaté depuis plusieurs semaines, voire depuis plusieurs mois, c'est que lorsque des suspensions de permis sont prononcées par les forces de l'ordre et validées par l'autorité préfectorale, il y a une baisse des infractions liées à l'alcool de 20%. En revanche, la vitesse est clairement en hausse, avec une augmentation de 85%. Il y a aussi un phénomène nouveau et qui prend de l'ampleur, en augmentation de 77%, c'est la conduite sous l'emprise de stupéfiants.

Y-a-t-il une différence entre les zones urbaines et les zones rurales ?

Oui, parce que les comportements au volant ne sont pas les mêmes, les usagers de la route ne sont pas les mêmes et donc les risques d'accidents ne sont pas les mêmes. Dans les zones urbaines, depuis quelques années, il y a plus de vélos, plus de piétons que sur l'espace rural. Les risques d'accidents sont donc plus élevés. Mais les accidents sont plus nombreux dans les zones gendarmerie parce que la circulation se fait sur les grands axes hors agglomérations.

Quelle est la politique des autorités publiques ?

Rien de nouveau. Il y a deux axes : la prévention et la répression. Nous avons souhaité conserver les actions de prévention, pendant la crise sanitaire, avec des enfants dans les écoles, des jeunes, des cyclistes et aussi des salariés d'entreprises. Quand ces actions ne suffisent pas, nous menons des actions de sanctions, c'est-à-dire des contrôles routiers que nous voulons en plus grand nombre car avec les nouvelles technologies, policiers et gendarmes sont vite repérés et l'information circule très vite. Maintenant, les contrôles durent un quart d'heure, une heure avant de bouger sur un autre point. Il est aussi demandé aux forces de l'ordre, quand une verbalisation est prononcée, d'expliquer pour faire comprendre aux gens que leur comportement est dangereux. Il n'est pas du tout question de faire du chiffre.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, avec le préfet de l'Isère Lionel Beffre, en visite cet été au péage de Saint-Quentin-Fallavier pour rappeler les bonnes règles sur la route.
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, avec le préfet de l'Isère Lionel Beffre, en visite cet été au péage de Saint-Quentin-Fallavier pour rappeler les bonnes règles sur la route. © Radio France - Véronique Pueyo
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