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Transports

Sécurité routière : les éthylotests antidémarrage arrivent fin juin dans les tribunaux de Dordogne

mercredi 6 juin 2018 à 19:27 Par Willy Moreau, France Bleu Périgord

La préfecture de la Dordogne a signé ce mercredi son nouveau document général d'orientations en matière de sécurité routière pour 2018 - 2022. Les parquets de Bergerac et de Périgueux vont pouvoir prononcer l'installation d'éthylotests antidémarrage pour les conducteurs positifs à l'alcool.

La préfète de la Dordogne Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a signé avec élus, procureurs et département le document général d'orientations.
La préfète de la Dordogne Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a signé avec élus, procureurs et département le document général d'orientations. © Radio France - Willy Moreau

Dordogne, France

Vingt morts sur les routes du département depuis le début d'année. C'est avec ce constat que la préfecture de la Dordogne a signé ce mercredi le nouveau document général d'orientations en matière de sécurité routière pour 2018 - 2022. Parmi les points évoqués, l'arrivée dans les tribunaux de Périgueux et de Bergerac d'une peine alternative pour les conduites en état d'ivresse : l'éthylotest antidémarrage. 

L'alcool toujours meurtrier sur les routes

Si l'automobiliste est arrêté au volant avec un taux d'alcoolémie élevé ou s'il récidive, les tribunaux pourraient alors proposer l'installation d'un éthylotest antidémarrage.

"Il faut le tenter quoiqu'il arrive. Nous aimerions le mettre en place à la fin du mois de juin" - Jean-François Mailhes, procureur de la République de Périgueux

Le conducteur condamné devra d'abord souffler avant de démarrer le moteur. Si le résultat est positif, la voiture reste sur place. À l'inverse, elle pourra rouler mais il faudra souffler une seconde fois une demi-heure plus tard. 

L'alcool cause quasiment 15%  des accidents en Dordogne et concerne 26% des tués en moyenne.  D'après la procureure de la République de Bergerac, Odile de Fritsch, ce genre de peine "fonctionne très bien dans les zones rurales parce que la voiture est indispensable pour aller travailler par exemple".  Bien sûr, en cas de triche - si l'éthylotest est détérioré, si quelqu'un d'autre souffle à la place du conducteur    - la peine "sera alourdie alourdie", prévient Jean-François Mailhes.   

Quatre enjeux majeurs

La nouveauté de ce plan signé ce mercredi est que préfecture, département, parquets de tribunaux, élus, médecins vont se coordonner pour améliorer la sécurité routière. Entre 2012 et 2016, bien que les chiffres soient en baisse, 970 personnes sont mortes sur les routes du département.

Alors que 9 tués sur 10 ces 4 dernières années étaient des hommes, la tendance de ce début d'année 2018 remet en question ces statistiques. Treize femmes ont perdu la vie et les seniors sont particulièrement touchés : deux des victimes ont plus de 82 ans. 

L'un des enjeux concerne d'ailleurs la prévention auprès des personnes âgées. Les personnes de plus de 65 ans représentent 31% des accidents mortels du département. Les médecins sont appelés à augmenter leur vigilance et les conseiller ou non d'arrêter de conduire en fonction de leur état. 

À l'inverse, les jeunes de 15-24 ans, 27% des accidents corporels, seront désormais informés des dangers de la route lors de la scolarité avec notamment des interventions d'adultes pendant leurs cours. 

Les départementales accidentogènes

Quasiment 7 accidents mortels sur 10 dans le département de la Dordogne ont lieu sur les routes départementales. "Cela nous prouve une nouvelle fois l'utilité du passage aux 80 km/h", estime la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc. 

Toutefois, pour Thierry Boidé, maire de Saint-Géraud-de-Corps et vice-président de l'union des maires de Dordogne, "le vrai problème c'est l'entretien de ses routes notamment les bords des départementales qu'on ne fauche pas assez et qui contraint les piétons à marcher sur la route"

Le département a promis d'entreprendre des travaux de rénovation des chaussées.