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Transports

Seine-et-Marne : pendant la grève, les salariés de l'hôpital de Melun peuvent dormir sur place

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Par , France Bleu Paris

Des matelas, couvertures et oreillers pour les salariés de l'hôpital de Melun (Seine-et-Marne) empêchés de rentrer chez eux à cause de la grève. C'est l'idée qu'a eu la direction, même si les principaux concernés préfèrent trouver d'autres solutions.

Durant la grève, la salle de sport de l'hôpital de Melun (Seine-et-Marne) a été transformée en "dortoir" pour les salariés qui ne pourraient pas rentrer chez eux.
Durant la grève, la salle de sport de l'hôpital de Melun (Seine-et-Marne) a été transformée en "dortoir" pour les salariés qui ne pourraient pas rentrer chez eux. © Radio France - Cyrille Ardaud

Melun, France

Dans le coin d'une salle de gymnastique du service psychiatrie de l'hôpital de Melun (Seine-et-Marne), une quinzaine de matelas, oreillers, et couvertures sont rangés. Ils sont à la disposition des salariés : médecins, infirmiers, ou encore aides-soignants qui ne pourraient pas rentrer chez eux à cause de la grève. C'est l'idée qu'a eu la direction pour permettre la continuité des soins et pour ne pas que le mouvement social à la RATP et à la SNCF oblige l'hôpital à tourner au ralenti. 

"Ce qui prime dans un hôpital c'est la sécurité des patients"

Et si la situation peut paraître insolite, c'est en fait le genre d’événements auxquels les directions d'hôpitaux sont forcément préparées, explique Dominique Peljak, le directeur du groupe hospitalier Sud Île de France : "Ce qui prime dans un hôpital c'est la sécurité des patients. Les personnels font preuve d'une conscience professionnelle à toute épreuve, mais certains d'entre eux ne sont pas véhiculés et habitent loin.On s'est demandé comment les aider et les héberger. Dans un hôpital on est prêt à faire face à des situations exceptionnelles... ça peut être un épisode neigeux, une catastrophe naturelle, donc nous avons ce qu'on appelle des plans de continuité d'activité."

Au delà des matelas et couvertures, c'est un ensemble de choses qui ont été prévues par la direction, détaille le directeur : "On a essayé d'anticiper un certain nombre de commandes, je pense aux denrées alimentaires, mais aussi aux médicaments ou à des fluides médicaux... au cas où la grève se prolonge trop."

Face à la galère de la grève, la solidarité 

Pour le moment, les matelas proposés par la direction n'ont pas rencontré un franc succès. Jusqu'à maintenant, seul un infirmier en a profité. Le personnel s'est en fait organisé un peu différemment selon Dominique Peljak : "Il y a eu du covoiturage, des médecins qui habitent Melun ont aussi proposé à des collègues qui habitent plus loin de dormir chez eux..."

Dans un premier temps, une quinzaine de matelas ont été prévus par le directeur Dominique Peljak. Cela pourrait être beaucoup plus en cas de besoin. - Radio France
Dans un premier temps, une quinzaine de matelas ont été prévus par le directeur Dominique Peljak. Cela pourrait être beaucoup plus en cas de besoin. © Radio France - Cyrille Ardaud

Charlotte est psychologue à l'hôpital de Melun, et si elle a entendu parler du dispositif, elle préfère éviter : "Je suis très touchée par l'initiative mais je ne compte pas l'utiliser. J'essaie de me ménager des soirées chez moi. C'est le confort qu'il me reste." Alors pour elle, depuis le début de la grève, c'est tous les jours la galère : "J'habite à Paris et je travaille à Melun... Alors je divise les trajets en trois. Un collègue fait une partie avec moi, un autre me rapproche d'une station de métro... Bref, hier j'ai mis trois heures pour rentrer."

Si dans un premier temps, la direction de l'hôpital a prévu de quoi faire dormir une quinzaine de salariés, en cas de besoin d'autres matelas pourraient être apportés pour héberger beaucoup plus de monde.

Réécoutez le reportage de France Bleu Paris

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