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25.000 ponts présentent un risque réel, selon un rapport de sénateurs

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Par , France Bleu

Selon un rapport de dix sénateurs publié ce jeudi, 25.000 ponts en France sont dans un état préoccupant. Ils réclament la mise en place d'un "Plan Marshall" des ponts afin d'éviter un drame comme celui survenu à Gênes en août 2018.

 25.000 ponts présente un risque réel pour la sécurité des utilisateurs.
25.000 ponts présente un risque réel pour la sécurité des utilisateurs. © AFP - BERNARD JAUBERT

Ce jeudi, une commission de dix sénateurs a publié un rapport sur l'état des ponts routiers en France. Selon eux, 25.000 ponts présentent un risque réel pour la sécurité. Ils réclament un "Plan Marshall" afin de pouvoir les remettre en état et éviter un drame comme celui survenu à Gênes en août 2018. 

Un constat alarmant 

Hervé Maurey, sénateur centriste de l'Eure et président de la mission d'information dédiée à la sécurité des ponts, présente ce jeudi un constat alarmant : "Le premier constat, c'est qu'on ne sait même pas combien on a de ponts en France. On considère qu'on a entre 200.000 et 250.000 ponts en France.  C'est révélateur du manque de connaissances que l'on a en la matière. Le deuxième constat, c'est qu'un grand nombre de ponts sont dans un état préoccupant, 25.000 présentent un risque réel", explique t-il. 

Ces ponts qui dépendent de l'État, des départements, des communes ou des intercommunalités sont des équipements vieillissants, dont certains arrivent en fin de vie. L'entretien n'est pas réalisé car les collectivités territoriales n'ont pas forcément une bonne connaissance des problèmes sur les ponts. La durée de vie de ces ouvrages est en moyenne de 70 ans.

Parmi les facteurs de dégradation, il y a le réchauffement climatique et le passage de véhicules lourds sur des édifices qui ne sont pas censés les supporter.

Il estime également que les méthodes pour "évaluer la santé des ponts pourraient être largement améliorées". 

Un risque d'effondrement 

Ces 25.000 ponts présentent un risque d'effondrement reconnu : "l'Etat a lui-même reconnu que 7% de ses ponts présentaient un risque d'effondrement", précise le sénateur. Le rapport fait aussi état de 8,5% de ponts préoccupant au niveau des départements et jusqu'à 20% par ceux gérés par les communes. Régulièrement des ponts sont fermés car ils ne sont plus utilisables, Hervé Maurey ajoute également que "sur d'autres ponts, on peut remarquer des incidents sérieux". 

L'élu de l'Eure raconte une anecdote sur un pont dans sa circonscription qui s'est déroulée juste avant la catastrophe de Gênes : "le maire d'une commune a découvert qu'un pilier d’un de ses ponts était parti, sans qu'il n'y ait jusque-là la moindre inquiétude".

Si aujourd'hui il n'y a pas eu des conséquences dramatiques, le rapport précise qu'il pourrait y en avoir.

Un "Plan Marshall" des ponts

La commission de dix sénateurs demandent un "Plan Marshall" des ponts afin de réaliser un diagnostic de l'ensemble des ponts des communes et intercommunalités et de rénover ceux qui sont en mauvais état. 

Ils veulent que l'Etat passe de 45 à 120 millions son budget alloué à l'entretien de ces ouvrages mais aussi de créer un fonds d'aide aux collectivités locales qui seraient dotés de 10 millions d'euros sur dix ans. 

Les sénateurs, qui ont demandé l'avis à plus d'un millier d'élus, veulent "une gestion patrimoniale des ponts", avec notamment un meilleur suivi et une programmation des travaux nécessaires. Ils estiment utile d'apporter une offre d'ingénierie aux collectivités territoriales en aidant le plus possible les petites collectivités. Ils souhaitent enfin mutualiser la gestion des ponts au niveau intercommunal ou départemental.

Hervé Maurey conclut en expliquant que "si par malheur il devait arriver une catastrophe, dès lors qu'on a montré qu'il y avait ce risque, si le gouvernement ne fait rien il s'expose, et surtout il expose les Françaises et les Français!"

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