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Situation des aéroports calvadosiens : du plomb dans les ailes

Prochaines réductions de vols à Caen-Carpiquet et trafic commercial quasiment à l’arrêt à Deauville-Saint Gatien. Les deux aéroports calvadosiens sont confrontés à une année noire. Sans visibilité sur une éventuelle reprise.

La compagnie Hop! va réduire son programme à partir du 1er novembre à l'aéroport de Caen-Carpiquet
La compagnie Hop! va réduire son programme à partir du 1er novembre à l'aéroport de Caen-Carpiquet © Radio France

2020 : année catastrophique pour l’aviation civile. Le constat est valable dans le monde entier. Et il n'épargne pas les deux aéroports du Calvados. La compagnie Hop ! va réduire ses vols au départ de Caen-Carpiquet. Et la plateforme de Deauville, plutôt consacrée au charters, n’atteindra même pas les 10 % de son programme initial.

Caen-Carpiquet : moins de vols à partir du 1er novembre.

Pour l'aéroport de Caen, la crise sanitaire a eu un effet immédiat avec la faillite de la compagnie Flybe dès le mois de mars. Fini la liaison avec Londres empruntée par 18 000 passagers annuels. Coup d’envoie d’un printemps désastreux avec les deux mois d'arrêts pendant le confinement. Période durant laquelle l’activité a été réduite à l’accueil d’avions sanitaires transportant des malades du coronavirus. Jusqu’à la relance des vols commerciaux mi-juin. Mais pour une reprise poussive. “Les mois de juillet et août ont été bons avec la Corse” précise Guy Nordmann, vice-président de la CCI Caen-Normandie. “Mais l’arrière-saison vient rappeler que les Français voyagent moins”. 

Air France, via sa compagnie Hop !, vient de faire connaître son programme d’hiver à partir du 1 novembre. Elle arrêtera la ligne avec Marseille. Et les vols Caen-Lyon seront réduits à deux allers-retours par jour, excepté les vendredi et dimanche où la fréquence sera pour l'instant maintenue à trois rotations quotidiennes. “Ces jour-là sont fréquentés par une clientèle de loisirs” détaille Maryline Haize-Hagron, la directrice de l’aéroport. “Sinon Hop! n’assurera que les vols du matin et du soir les autres jours. Ils concernent une clientèle d’affaire toujours présente sur cette ligne”. De son côté la compagnie Volotea n’a pas modifié son offre régulière vers Toulouse et Marseille. “Et elle va ajouter une liaison vers Nice un peu avant Noël” précise la dirigeante de la plateforme de l’agglomération caennaise.

Aérogare vide (ici à Caen-Carpiquet) : image très fréquente cette année dans les deux aéroports du Calvados
Aérogare vide (ici à Caen-Carpiquet) : image très fréquente cette année dans les deux aéroports du Calvados © Radio France

Deauville plombée par la crise dans le secteur du voyage

Pour l'aéroport de Deauville, l'impact est encore plus violent. Avec un modeste bilan d'une quarantaine de vols assurés... sur les 550 prévus cette année ! “On avait un très joli programme avec la dynamique des vols vacances et l’arrivée des vols secs grâce à Volotea. Mais avec cette crise sanitaire inédite, c’est un cataclysme !” se désole Maryline Haize-Hagron, également directrice de l’aéroport de la Côte Fleurie. Certes il y a les vols privés et ceux dédiés aux chevaux. Mais ils ne compensent pas la quasi disparition des vols commerciaux vers les destinations ensoleillées. 

Le phénomène est amené à se poursuivre, sachant que les tours-opérateurs n’osent pas monter des projets forcément aléatoires. “Il y a des tests PCR imposés dans certains pays ; d’autres pays sont fermés : il faudrait au moins une uniformisation des protocoles sanitaires pour permettre aux tours-opérateurs de pouvoir reprogrammer des vols en toute confiance”. Mais en cette période marquée par une recrudescence de cas de covid-19 en France, l’industrie du voyage reste confiné dans un tunnel sans sortie identifiée. “Oui il faut attendre et espérer. C’est tout pour l’instant” confirme la dirigeante des deux aéroports calvadosiens. 

Cette période d’activité réduite n’est pas sans conséquences pour les 39 agents de l’aéroport de Deauville et leurs 44 collègues caennais. Tous contraints au chômage partiel à tour de rôle. Sans savoir si le monde d’après ressemblera à la vie d'avant-covid. 

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