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SNCF : Olivier Bianchi réclame un plan Marshall pour la ligne Clermont-Paris

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Excédé par le nouveau naufrage ferroviaire vécu jeudi soir par les usagers du Paris-Clermont, le maire de Clermont-Ferrand et président de la Métropole, interpelle le chef de l'état et le gouvernement en demandant d'investir 1,5 milliard d'euros rapidement.

Olivier Bianchi réclame un plan Marshall pour la ligne Clermont-Paris
Olivier Bianchi réclame un plan Marshall pour la ligne Clermont-Paris © Radio France - Géraldine Marcon

Les témoignages des usagers recueillis dans la nuit de jeudi à vendredi, puis à l'arrivée du train de l'enfer en gare de Clermont-Ferrand, sont symptomatiques des maux de cette ligne. Ils sont unanimes. Lorsque le Paris-Clermont est en galère, le personnel de la SNCF fait de son mieux, mais c'est le déficit d'information fiable dans ces moments-là qui finit d'achever les nerfs des galériens. 

Les causes des retards récurrents sont multiples (mouvement social, incendie technique, rupture de caténaire, acte de malveillance, accident de personne, etc), mais ce qui met tout le monde d'accord, du moins en Auvergne, c'est que cette ligne, qui arrive dans la pittoresque gare de Bercy, est le cadet des soucis des décideurs. A savoir, les présidents et leurs gouvernements respectifs. Maintenant que la LGV POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon) a été mise en sommeil (trop coûteuse notamment), on fait quoi ? 

On essaie de convaincre que l'Auvergne n'est pas une région de bouseux, que l'on mérite autre chose qu'un train souvent fantôme guidé par de vieux rails gondolés. Quand toutes les planètes sont alignées, si si ça arrive, il faut compter 3h10 environ pour rallier la capitale sans arrêts. Comptez une bonne vingtaine de 20 minutes supplémentaires quand "l'intercités" s'arrête à Riom, Vichy, Moulins et Nevers. C'est trop long et pas très confortable, mais aujourd'hui les doléances ne se situent mêmes plus dans ces registres. Quand vous arrivez à l'heure, vous avez juste envie de courir vous jeter dans les bras de premier agent SNCF sur le quai pour partager votre soulagement.

Plus sérieusement, l'heure est grave. Il faut une prise de conscience que l'Auvergne mérite mieux que ça. Les parlementaires bougnats (qui prennent le train) montent régulièrement au créneau pour faire avancer le Schmilblick.  C'est aussi le cas de l'association "Objectif Capitales" qui depuis un an fait du lobbying économique et politique en faveur du désenclavement. L'épisode vécu dans la nuit de jeudi à vendredi par quelques centaines d'usagers, c'est la goutte qui fait exploser la caténaire. 

A l'issue de la session du conseil métropolitain réuni ce vendredi à Clermont, Olivier Bianchi a carrément listé des revendications adressées à Emmanuel Macron et au Gouvernement. Infrastructures, matériels roulants, calendrier resserré, il réclame un véritable plan Marshall pour la ligne TET Clermont-Paris. L'investissement est estimé à 1,5 milliard d'euros.  

Le communiqué d'Olivier Bianchi dans son intégralité

Le dernier retard record du train Paris-Clermont (près de 11h pour un voyage sans toilette ni climatisation), pousse jusqu’à la caricature la manière dont les usagers de la ligne souffrent de retards récurrents sur ce trajet, tout particulièrement depuis ces dernières semaines. Selon les informations fournies par la SNCF, ce retard pourrait être en partie dû à l’usure de l’infrastructure ayant entraîné la rupture d’une caténaire. 

Cet événement, et, plus globalement, l’état de l’infrastructure de cette ligne, sont inacceptables. 

Le 14 juin dernier, les services de l’État présentaient en Préfecture le nouveau schéma directeur de la ligne de train d’équilibre des territoires (TET) Clermont-Paris. Bien que celui-ci prévoit des investissements visant à régénérer la ligne, aucun investissement n’est prévu pour son amélioration, lesquels sont indispensables pour permettre de faire diminuer le temps de parcours. 

Comment peut-on accepter qu’une métropole comme la nôtre, principale aire urbaine du Massif central (500 000 habitants) et pôle d’équilibre occidental de la région Auvergne-Rhône Alpes, voit sa liaison ferroviaire avec Paris se dégrader d’année en année et fasse la une de la presse nationale pour les préjudices répétés subis par ses passagers ? 

En conséquence, au nom du Conseil métropolitain réuni ce jour, je porte auprès du Président de la République et du Gouvernement les revendications suivantes : 

→ L’élaboration d’un véritable « Plan Marshall » pour la ligne TET Clermont-Paris visant à améliorer significativement son infrastructure pour permettre de relier les deux villes en moins de 2h30. 

Alors que le projet de liaison à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon, que nous ne défendons plus, nécessitait un investissement de l’ordre de 15 milliards d’euros, l’amélioration de la ligne existante Clermont-Paris implique un effort quinze fois moindre avec un investissement avoisinant 1,5 milliard d’euros selon les estimations des services de l’État. 

→ La priorisation de la ligne Clermont-Paris concernant le renouvellement du matériel roulant.

A ce titre, l’annonce d’une livraison des premières rames en 2024 n’est pas satisfaisante et ne permet pas de répondre à l’urgence de la situation. 

→ Le lancement d’une réflexion globale sur la desserte ferroviaire de la métropole clermontoise à l’aune de notre place dans l’aménagement global du territoire national et régional à l’heure où les mobilités décarbonées incarnent les solutions d’avenir en matière de déplacements. 

Elle devra notamment inclure l’évolution de la desserte Clermont-Lyon, laquelle ne parvient pas à être concurrentielle avec la liaison autoroutière en termes de temps, fait unique en France pour une desserte métropolitaine.

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