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Transports

SNCF : un cheminot se plaint d'être payé 5.000 euros par mois sans travailler

samedi 15 août 2015 à 18:01 - Mis à jour le samedi 15 août 2015 à 19:55 Par Germain Arrigoni, France Bleu

Un cheminot a dénoncé samedi le fait d'être payé 5.000 euros par mois depuis 12 ans à ne rien faire. De son côté, la SNCF lui reproche d'avoir refusé les affectations et solutions qui lui ont été proposées.

TGV en gare Saint Jean
TGV en gare Saint Jean © Radio France

Il entend dénoncer un abus mais la SNCF l'accuse de profiter de la situation. Charles Simon, cadre supérieur de la compagnie ferroviaire, a expliqué à l'AFP avoir été "placardisé virtuellement" en 2003 pour avoir "dénoncé une mauvaise gestion de la comptabilité de Geodis "filiale de la SNCF.

Le statut de lanceur d'alerte

Depuis, il déplore ne pas avoir été affecté à un nouveau poste et touche 5.000 euros par mois. L'homme de 55 ans indique avoir reçu quatre propositions de postes en 12 ans, pour lesquels il n'a pas été accepté "après les entretiens parce (qu'il est) un lanceur d'alerte". 

De son côté, la SNCF précise que cet employé n'a déposé aucune plainte contre la mauvaise gestion qu'il dénonce, et considère l'attitude de Charles Simon "comme mal intentionnée", précisant qu'il a "refusé toutes les solutions proposées, reclassement ou négociation financière pour quitter l'entreprise", selon un porte-parole du groupe. 

Le groupe public, qui n'est pas en capacité de mettre quelqu'un à la retraite d'office, ne peut pas non plus le licencier, puisque Charles Simon est employé "au statut cheminot, qui interdit le licenciement", souligne le porte-parole. 

Changement de situation à venir ?

La SNCF a précisé mettre fin à toute négociation sans lui verser "un euro de dédommagement" et annonce que le saint-quentinois qui a fait l'école des Mines et l'ESSEC "sera affecté à un nouveau poste à partir du 1er septembre". 

Qualifiant cette offre de "mutation disciplinaire" et précisant qu'il n'était pas au courant de cette proposition, le quinquagénaire réclame la reconnaissance de son statut de lanceur d'alerte et l'application de la loi Cahuzac qui protège ces derniers.