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Transports

SOS Gares au secours des gares de la métropole rouennaise

Toute la semaine, le collectif SOS Gares organise des opérations distribution de tracts et signature de pétition à Oissel, Sotteville et St Etienne du Rouveray. Ils veulent prévenir les usagers sur les risques de suppression d'arrêts et de guichets dans ces gares de la métropole rouennaise.

Une partie des membres de SOS Gares qui se battent notamment pour le maintien des guichets SNCF en gare
Une partie des membres de SOS Gares qui se battent notamment pour le maintien des guichets SNCF en gare © Radio France - Flavien Groyer

Oissel, France

Lundi 1er avril. Une quinzaine d'adhérents (sur 139) du collectif SOS Gares se sont donnés rendez-vous à 5h30 en gare de Oissel au sud de Rouen. Pendant trois heures, ils vont distribuer des tracts et faire signer une pétition. Leur objectif ? Prévenir les usagers sur la déshumanisation des gares de Oissel, Sotteville et St Etienne du Rouveray.

Oissel, un guichet SNCF en sursis ?

La gare d'Oissel est la deuxième gare de l'agglomération de Rouen avec 365 000 voyageurs par an.

La région Normandie l'assure, le guichet de cette gare ne devrait pas fermer en 2019. De larges horaires d'ouverture ont également été maintenues. "On lâchera pas" assure Jean-Louis Dalibert président de de SOS Gares. Les membres de cette association, créée en avril 2018, se veut tout de même méfiante. 

A terme, le guichet SNCF pourrait être fermé. La raison ? Une baisse des ventes physiques des billets. "La gare de Oissel c'est 2000 montées et descentes par jour et 10 personnes par heure en moyenne au guichet" estime pourtant Hervé Leroy, ancien cheminot et secrétaire de l'association SOS Gares. 

La gare d'Oissel - Radio France
La gare d'Oissel © Radio France - Flavien Groyer

Parmi les autres fermetures de guichets prévues, celui de Saint Aubin les Elbeuf. A St Etienne du Rouvray et à Sotteville-lès-Rouen, il n'y a plus de guichets depuis longtemps. Fait incroyable à St-Etienne : il n'y a plus d'écran pour annoncer la voie des trains : "Les usagers doivent se rendre sur la passerelle et voir à peu près où se place le train".  La fermeture de l'agence SNCF du centre-ville de Rouen est également prévue.

A Oissel, ce lundi, les adhérents faisaient signer une pétition nationale lancée par Convergence Nationale qui se bat pour la survie des gares en France. 

"La casse du service public"

En parallèle des guichets, les usagers peuvent acheter leurs billets via internet ou l'application. Mais certaines personnes n'y ont pas accès notamment les personnes les plus âgées. Et Jean-Pierre Dalibert veut le préciser : "Si vous voulez acheter un abonnement ou un billet congés payés c'est plus simple avec un guichet et un agent". A terme, l'association craint un développement des automates. 

Le transfert de compétences à des commerçants et notamment des buralistes n'est pas réalistes selon SOS Gares : "La formation d'un guichetier SNCF c'est six mois. Aucun commerçant ne peut faire cette formation" précise Hervé Leroy. "Les billets complexes (trajet après Paris) ne peuvent pas être gérés par des commerçants". 

Catherine est habituée du guichet SNCF de Oissel. Elle accompagne tous les lundis sa fille en gare et au guichet. "Les guichetiers sont toujours de bons conseils car c'est souvent difficile sur internet" explique-t-elle. 

"On assiste à une véritable casse du service public" - Hervé Leroy

Un Intercités en gare d'Oissel - Radio France
Un Intercités en gare d'Oissel © Radio France - Flavien Groyer

Autre inquiétude de l'association : la baisse des effectifs en gare. "On supprime des chefs de service qui gère la sécurité aux abord des trains. Ils sont remplacés par les contrôleurs qui sifflent les départs" s'inquiète Hervé Leroy, secrétaire de l'association. 

Depuis ce week-end, les membres de SOS Gares sont en relation avec les défenseurs de la halte de Saint-Martin-du-Vivier dont la fermeture est prévue au second semestre 2019.

Ce mercredi 3 mars, SOS Gares sera en gare de Sotteville-lès-Rouen et à St-Etienne-du-Rouvray le vendredi 5.

A Oissel, 372 personnes ont signé la pétition.