Transports

Stationnement très gênant : Le Mans hausse le ton (et l'amende)

Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine dimanche 31 janvier 2016 à 15:26

Un trottoir encombré de voitures devant un établissement scolaire, rue Auvray.
Un trottoir encombré de voitures devant un établissement scolaire, rue Auvray. © Radio France - Alexandre Chassignon

L'amende pour s'être garé, par exemple, sur un trottoir coûte 135 euros depuis quelques mois. La ville du Mans compte s'en servir pour mieux faire appliquer les règles de stationnement, notamment devant les écoles.

Le décret remonte à juillet dernier mais il demeure peu connu. Il en coûte 135 € d'amende de laisser sa voiture sur un trottoir, une place pour personnes handicapées, une piste cyclable, un arrêt de bus ou un passage piéton.

Ces six derniers mois au Mans 3 100 amendes à 135 euros ont ainsi été dressées, la grande majorité pour des stationnements sur les trottoirs mais aussi plusieurs centaines sur des places réservées aux handicapés et sur les passages piétons. Des PV établis par des agents de la tranquillité publique ou des policiers au fil des signalements qui leur parviennent. La future police municipale pourra aussi verbaliser ces infractions.

On va se garer plus loin"

Les situations problématiques ne manquent pas : devant certains commerces, devant les écoles le matin et en fin de journée. Les parents qui attendent leurs enfants dans la voiture, une poignée de minutes avant la fin des classes, sont bien conscients d'être hors-la-loi. Certains avouent même guetter le passage des agents de la tranquillité publique et s'alerter mutuellement. "Dans ce cas, tout le monde va se garer un peu plus loin", raconte une mère de famille.

Mais tous rechigner à marcher davantage ou à payer "pour quelques minutes".

Mauvaises habitudes

Faire appliquer cette règle permettra de "changer les mentalités", explique Rémy Batiot, l'élu responsable des mobilités à l'agglomération, bien conscient que cela ne se passera pas sans douleur. Il remarque aussi que "les places de stationnement pour personnes handicapées ont commencé à être respectées quand l'amende a gonflé".

"Plus de la moitié" des 74 écoles mancelles sont concernées, estime Claude Jean, l'adjoint chargé des écoles. La ville a envoyé des courriers aux associations et parents d'élèves et fait imprimer des affiches qui seront mises en évidence à l'entrée des établissements ciblés. Dans un premier temps, des autocollants seront posés sur les pare-brises des contrevenants. "Il ne s'agit pas de prendre les gens par surprise", tempère Christophe Counil. Ensuite, les prunes tomberont pour de bon.

 

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