Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Transports DOSSIER : Transports, circulation : les principaux points noirs en France

Sur la ligne Paris - Cherbourg, les voyageurs attendent les trains... et les solutions pour arriver à l'heure

jeudi 28 février 2019 à 4:01 Par Esteban Pinel, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Depuis plusieurs années, les retards réguliers et le manque de confort des trains sont décriés par les usagers de la ligne Paris - Cherbourg. Un axe vieillissant, saturé à l'approche de Paris, et fréquenté par des trains vétustes. Des chantiers sont lancés, mais ils prennent du temps.

Les trains Corail seront remplacés en 2020.
Les trains Corail seront remplacés en 2020. © Maxppp - Christophe Morin

Normandie, France

C'est une statistique qui fait un peu désordre. Pendant l'année 2018, les trains reliant Paris à Caen ont accumulé 1025 heures de retard, selon le décompte de l'Union des usagers du Paris - Cherbourg (UDUPC). Un problème pour le moins récurrent, dénoncé par les voyageurs sur une ligne en difficulté depuis plusieurs années.

Mardi 26 février, le train à l'arrêt à Caen à 14h03, en direction de Cherbourg, est arrivé de Paris avec 25 minutes de retard. "C'est souvent, s'agace une usagère. Il m'arrive de ne pas arriver à l'heure à mes rendez-vous professionnels à cause de cela, et ça m'agace". En cause, cette fois, des travaux en région parisienne.

Matériel usé, trafic saturé

Les motifs sont nombreux : panne, matériel défectueux, problème d'acheminement des trains, ou encore aléas climatiques, avec à la clé des trajets galères très contraignants pour les passagers.

En 2010, le président de la SNCF Guillaume Pépy avait déclaré : "la SNCF a une dette envers la Normandie". Le manque d'investissements sur le Paris - Cherbourg a abouti à une situation complexe. Le matériel a vieilli, le réseau aussi, tandis que le trafic a grimpé en flèche, notamment dans le secteur parisien, où les trains normands côtoient ceux de banlieue. 

"Si nos trains n'arrivent pas dans le bon créneau pour traverser les voies entre les trains de banlieue, on ralentit et il y a des retards", peste Nicole Grof, la présidente de l'Union des usagers du Paris - Cherbourg.

Face à cette conjonction de problématiques, une première solution va vite intervenir : l'arrivée de 40 nouveaux trains régionaux, commandés par la Région Normandie, qui récupérera la gestion des lignes nationales qui la desserrent en 2020. Les rames sont actuellement à l'essai.

La sénatrice du Calvados Sonia De la Provôté, impliquée dans le dossier des lignes normandes, se veut rassurante : "On va gagner du confort avec les nouveaux trains. Il y aura du wifi, ce qui permettra aux voyageurs de travailler. Le matériel sera plus fiable et des structures de maintenance seront installées en Normandie. Même si on ne gagnera pas en temps de trajet, il y aura une avancée."

Une future ligne Paris - Normandie à l'horizon 2030

Mais cela ne réglera pas tous les problèmes puisque le réseau lui-même doit être rénové, et même repensé. Des chantiers sont lancés en ce sens, avec en premier lieu le projet Eole, pour la nouvelle ligne E du RER.  En 2024, Mantes sera desservi depuis Paris, ce qui libérera des voies et fera de la place pour les trains normands. Une avancée, dans un secteur mantois saturé.  

Il faudra se montrer plus patient en ce qui concerne la future ligne Paris - Normandie. Les études sont lancées mais les financements ne sont pas bouclés. Du reste, le projet reste à affiner. "On vise l'échéance 2027-2030", indique Sonia De la Provôté.