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Transports

TER Dijon - Besançon : la suppression des arrêts en gare de Franois fâche les usagers

jeudi 26 octobre 2017 à 18:32 Par Laurine Benjebria, France Bleu Besançon

La région Bourgogne Franche-Comté veut supprimer les arrêts quotidiens sur la ligne TER Dijon-Besançon à Franois dans le Doubs, à partir du 10 décembre. Une décision que dénoncent aussi bien les usagers que les élus locaux. Hier, lors de la réunion publique, la tension est vite montée.

Le train TER Dijon-Besançon ne desservira pas la gare de Franois dès le 10 décembre - Illustration
Le train TER Dijon-Besançon ne desservira pas la gare de Franois dès le 10 décembre - Illustration © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Franois, France

La gare de Franois au cœur de vives discussions ce mercredi soir. Usagers, élus, SNCF et conseil régional se réunissaient dans la salle des associations de la commune avec à l'ordre du jour, la prochaine fermeture de l'arrêt du TER Dijon-Besançon. Une réunion sous le signe du mécontentement et de l'incompréhension.

Ce mercredi soir, ils étaient 200 personnes à répondre au rendez-vous fixés par Michel Neugnot, 1er vice-président de la région, en charge des transports, et Emmanuel Guigon, directeur TER Bourgogne-Franche-Comté à la SNCF. Au pupitre, la région et la SNCF. Face à eux, un public loin d'être conquis. Des regards sombres...

Michel Neugnot, vice président du Conseil régional de Bourgogne Franche Comté en charge des Transports, est venu présenté sa mesure aux usagers de la gare de Franois

Les usagers de Franois et des environs ne comprennent toujours pas pourquoi ils vont devoir faire sans les sept arrêts quotidiens du TER Dijon-Besançon dans moins de deux mois. Alors, pendant quatre heures, ils tentent de convaincre Michel Neugnot, en vain.

A la place des trains, des navettes routières, du covoiturage, de l'autopartage

Mais pour Michel Neugnot, l'objectif de cette réunion publique n'était pas de revenir sur cette décision. Il est venu présenter les différentes alternatives proposées aux usagers : navettes routières, covoiturages, voitures électriques en partage, etc.

Emmanuel Guigon, directeur TER Bourgogne Franche-Comté à la SNCF liste les alternatives proposées

Malgré ces solutions, l'incompréhension est toujours présente. Deux lycéennes, Andréa et Marine utilisent tous les jours la ligne pour aller en cours, à Dannemarie. Sauf qu'à partir du 10 décembre prochain, elles devront prendre un bus de substitution. Elles ne savent pas si les horaires de ces navettes correspondront aux anciens horaires du TER, et si la correspondance avec leur premier bus, celui qui les emmène à la gare de Franois sera suffisante.

Mettre des bus à l'heure de la Cop 21, c'est complétement aberrant" - Benoît, usager du TER

Pour d'autres usagers, comme Benoît, remplacer un train par une navette est incompréhensible dans un contexte où l'agglomération et d'autres instances officielles militent pour développer les transports propres. Il s'inquiète également pour les personnes en situation de handicap qui ne pourront pas utiliser le covoiturages et ne pourront peut-être pas utiliser les navettes de substitution. Même doute pour les usagers qui prennent leur vélo pour rejoindre la gare ou descendre de leur prochain arrêt...

Et puis, il y a aussi la colère toujours vive. Le ton monte, quelques insultes fusent. Benoît ou encore Michel Loyat, vice président en charge des transports pour la communauté de l'agglomération, déplorent la méthode utilisée par la région. Pour eux la discussion n'était pas ouverte, il s'agissait seulement d'annoncer et non de proposer.

Michel Loyat, vice président en charge des transports pour la communauté de l'agglomération, déplore la suppression des arrêts de TER

A l'issue des quatre heures de réunion, les avis n'ont pas changé. Les deux camps se divisent toujours autant, mais Michel Neugnot ne veut pas s'arrêter là. Les usagers actuels du TER ont été appelés à laisser leurs coordonnées afin d'organiser une autre réunion pour revenir sur tous les cas particuliers des 93 usagers quotidiens de la gare de Franois. Peut-être que celle-ci sera plus ouverte à la discussion.

TER à Franois, une réunion sous tension - Reportage