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Transports

TER en Nouvelle-Aquitaine : davantage de trains et de services d'ici 2024, promettent la Région et la SNCF

dimanche 3 février 2019 à 17:35 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

Une offre améliorée, une plus grande régularité : la SNCF prend un certain nombre d'engagements pour accroître la fréquentation des TER en Nouvelle-Aquitaine d'ici 2024. La compagnie ferroviaire a signé ce jeudi avec la Région le protocole d'accord, qui définit les objectifs de future convention.

TER en gare St Jean, à Bordeaux
TER en gare St Jean, à Bordeaux © Maxppp -

Bordeaux, France

Diviser par deux le nombre de TER en retard : c'est un des engagements de la SNCF pour les six années ans à venir. La compagnie ferroviaire  a signé ce jeudi matin matin avec la Région le protocole d'accord pour la future convention d'exploitation des Trains Express Régionaux en Nouvelle-Aquitaine. 

Les détails de cette convention, qui couvre la période 2019-2024, seront connus à la fin du mois d'avril ; mais le conseil régional et SNCF mobilités ont déjà défini un certain nombre d'objectifs. Un accord donnant, donnant, avec un système de bonus/malus. L'ambition affichée est d'accroître la fréquentation des TER de trois à  quatre % par an d"ici 2024, et de respecter ces objectifs. Sinon, la SNCF s'engage à payer des pénalités pouvant aller jusqu'à trois millions d'euros par an. "C'est une convention en rupture, explique Franck Lacroix, le directeur général des TER à SNCF-mobilités, car ce ne sont pas des engagements en l'air, mais nous y sommes prêts : nous prenons ce risque car nous avons pour y arriver un programme industriel, et nous sommes certains d'y parvenir". 

Ce ne sont pas des engagements en l'air, mais nous sommes certains de les atteindre - Franck Lacroix, directeur général des TER à SNCF-mobilités 

"C'est une convention en rupture par rapport aux précédentes" Franck Lacroix, directeur général des TER à SNCF-mobilités

Ce protocole s'articule autour de plusieurs points : une meilleure qualité de service, tout d'abord. Sur la régularité des trains, diviser par deux le nombre de TER en retard, cela veut dire arriver à un taux de 95% de ponctualité  en 2024, contre 90% à l'heure actuelle. La SNCF également veut baisser d'un tiers d'ici six ans le nombre de trains supprimés.

Un système de bonus-malus pour la SNCF 

Sur l'amélioration de l'offre, ensuite, la SNCF s'engage à augmenter le nombre de trains en circulation, avec un objectif chiffré : + 8% de TER sur le réseau dans six ans, soit 60 Trains Express Régionaux  en circulation en plus tous les jours dans toute la région à cette date. Pour cela, les horaires vont être remis à plat dès 2021, et le service va être étendu grâce à la "diamétralisation",  c'est-à-dire la création d'une ligne qui ne passe pas par la gare St Jean, à Bordeaux. La première de ces lignes devraient être créée dès 2020 entre Libourne et Cestas, via la gare de Pessac. Concernant l'amélioration des services, Région et SNCF s'engagent à maintenir les 107 gares existantes et à ne pas toucher au nombre de guichets dans toute la Nouvelle-Aquitaine.  

La signature du protocole d'accord entre Alain Rousset , pour la Région, et Franck Lacroix, pour SNCF-mobilités  - Radio France
La signature du protocole d'accord entre Alain Rousset , pour la Région, et Franck Lacroix, pour SNCF-mobilités © Radio France - Pierre-Marie Gros

Alain Rousset  parle de discussions au départ "viriles" avec la SNCF, avec cet accord "contraignant" pour l'opérateur. Le président du Conseil Régional note au passage que cette amélioration des services passera par une réduction des coûts pour la collectivité, grâce "aux gains de productivité". Le budget consacré à l'exploitation ferroviaire - hors investissement - devrait passer en six ans de 300 à 260 millions d'euros.

C'est plus de trains, mais ça coûtera moins cher au contribuable - Alain Rousset, le président de la Région Nouvelle Aquitaine. 

"Plus de trains, plus de services, tout cela en coûtant moins cher au contribuable" Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine

Des usagers qui attendent de voir 

Pour Alain Roux, le vice-président régional de la FNAUT, la Fédération nationale des usagers des Transports, ces engagements  vont dans le bon sens, mais pour qu'ils soient respectés, il faudra faire des efforts aussi pour améliorer les infrastructures, alors qu'on sait que la réfection des voies a pris du retard en Nouvelle-Aquitaine. "Il y a de nombreuses limitations de vitesse sur le réseau, beaucoup de trains sont régulièrement supprimés, donc il faudra faire un saut qualitatif important pour atteindre ces objectifs". 

Pour augmenter la fréquentation, il est indispensable d'améliorer la qualité du service. - Alain Roux, vice-président régional de la FNAUT 

"La SNCF devra faire des efforts pour respecter ces engagements"

Les usagers attendent aussi de voir comment va fonctionner le fonds de garantie voyage. C'est une autre nouveauté de cette future convention : ce fonds permettra d'indemniser les abonnés en cas de retards fréquents sur leurs lignes.