Transports

TER Nouvelle Aquitaine : les élus de droite demandent l'ouverture à la concurrence

Par Nelly Assenat, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Limousin et France Bleu Périgord mardi 11 octobre 2016 à 16:01

La mise en concurrence sera possible dès 2019
La mise en concurrence sera possible dès 2019 © Maxppp - Maxppp

La droite en Nouvelle Aquitaine demande l'expérimentation dès 2019 de l'ouverture à la concurrence des TER (trains express régionaux). Face aux retards, annulations et à l'insatisfaction des usagers, ce serait la seule façon de faire pression sur la SNCF.

La réunion avait lieu lundi soir, il s'agissait d'une commission permanente à la région Nouvelle Aquitaine. A cette occasion les trois rapports annuels d'activité de la SNCF ont été présenté aux élus. Selon la droite (LR et CPNT), ils sont affligeants :

  • taux de ponctualité en baisse de 2,5% pour atteindre 87,4% bien loin de l'objectif de 91%
  • taux de suppression pour aléas en hausse de 7% dont 2,4% pour grèves
  • taux de disponibilité moyen du matériel de 82,85% quasi égal à celui de 2014

Nos TER sont en retard et beaucoup trop souvent annulés

La droite propose donc l'ouverture à la concurrence des TER dès 2019 sous forme d'expérimentation. L'Etat permet en effet cette période d'essai avant une mise en application possible dès 2023. Virginie Calmels (Les Républicains) avait déjà fait cette proposition pendant la campagne des élections régionales.

"Le bilan est désastreux", Yves d'Amécourt (LR)

Pour les élus de droite la situation est "alarmante et insupportable pour les usagers". L'ouverture à la concurrence permettra "d'améliorer la qualité de service, d'une part, de diminuer le coût d'autre part (-30%), pour consacrer les moyens ainsi économisés à l'investissement sur les lignes".

D'après l'élu LR Yves d'Amécourt, le président PS de la région Alain Rousset serait "ouvert" à cette ouverture à la concurrence des TER. Yves d'Amécourt pointe également du doigt certaines lignes à gros problèmes comme Bordeaux-Agen ou Bergerac-Bordeaux.

La majorité de gauche réfléchit à cette possibilité d'ouvrir les TER à la concurrence

Le vice-président en charge des transports Renaud Lagrave confirme que la majorité de gauche réfléchit à cette possibilité, mais il se montre très prudent. Il faut "savoir à qui on va avoir à faire", explique l'élu landais. "Malgré les problèmes, la SNCF tient certains engagements par exemple sur des lignes déficitaires. Quels opérateurs sont capables de répondre d'une meilleure manière que la SNCF ? Si c'est pour faire pareil ou pire j'annonce tout de suite que c'est inutile qu'on fasse cet appel à la concurrence".

"Il faut savoir à qui on va avoir à faire", Renaud Lagrave (PS)

La Nouvelle Aquitaine n'est pas la seule à se poser la question de l'ouverture à la concurrence de ses TER. Le maire de Nice Christian Estrosi vient de mettre le dossier sur la table en région PACA. Il vient de rompre les négociations avec la SNCF pour la reconduction de la convention sur les TER qui prend fin en décembre 2016. La ligne Marseille-Nice sera pla première à expérimenter la mise en concurrence dès 2019.

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