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Transports

Toulouse : les conducteurs de bus en grève ce jeudi

mercredi 11 avril 2018 à 17:29 Par Clémence Fulleda, France Bleu Occitanie

Fatigués et angoissés par les agressions, les conducteurs de bus Tisséo se mettent en grève ce jeudi 12 avril. Ils réclament plus de moyens pour renforcer la sécurité de tous les agents en contact avec les usagers. Le trafic sera donc perturbé, surtout dans la matinée. Précisions.

Beaucoup de bus Tisseo vont rester à quai à Toulouse ce jeudi 12 avril.
Beaucoup de bus Tisseo vont rester à quai à Toulouse ce jeudi 12 avril. © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

Alors que la grève à la SNCF va perturber le trafic des trains dès jeudi 12 avril au soir, les adeptes des transports en commun devront faire face à une grève des conducteurs de bus à Toulouse.

Les syndicats Sud Transports Urbains et la CGT, les deux premières organisations syndicales, appellent à en effet les agents au contact des usagers (conducteurs mais aussi agents vérificateurs et conseillers clientèles) à cesser le travail. 

Trafic perturbé le matin

Toutes les lignes toulousaines devraient être concernées, principalement le matin.
Les conducteurs se mettront en grève dès le début du service. La CGT assure qu'il y aura 60% de grévistes, mais la direction considère que seulement 25 à 30% du service sera perturbé.

Le tram et le métro eux fonctionneront normalement.

Une insécurité grandissante

Les salariés ne se battent pas pour des revalorisations de salaire mais pour dénoncer les insultes, les crachats, voire les agressions dont ils font régulièrement l'objet.

Il y a au minimum deux à trois agressions par jour. On veut plus de moyens humains car nous sommes le 3e réseau de France et on a même pas un effectif de 100 personnes pour la sécurité. A Lille, il sont 450.  - Grégoire Gambier, secrétaire adjoint du syndicat Sud.  

Jean-Philippe Favier, un conducteur (syndiqué à la CGT) sur le Linéo 8, qui relie Marengo à Gonin, raconte : 

Je me suis fait agresser trois fois. La dernière, c'était il y a quelques jours. Un habitué, que je prends tous les jours, a perdu ses moyens. Il a foncé sur moi, il m'a insulté, heureusement des collègues du métro n'étaient pas très loin et sont intervenus. On a appelé la police et j'ai fait un dépôt de plainte. Maintenant c'est sur tout le réseau.  Je l'ai mal vécu, c'est compliqué de reprendre le volant.  

Plus de caméras ?  

Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo Collectivités reconnaît qu'il y a des incidents, et qu'il faut "mieux y répondre."

"On va travailler avec les syndicats", promet-il."Des caméras vont sans doute être rajoutées pour couvrir des zones blanches et moins couvertes. On a des formations renforcées à la sécurité, on est sur cette dynamique.".

Les suites de l'affaire de harcèlement

L'agression d'une jeune fille de 16 ans le 9 mars dernier dans un bus de la ligne 1 a par ailleurs attisé la colère des conducteurs. Un homme éméché l'a agressée et elle reproche au conducteur de ne pas l'avoir protégée. Jean-Michel Lattes avait indiqué sur twitter que cette attitude "était contraire aux formations qu'il a reçues". 

La CGT assure que le conducteur a bien fait son travail en orientant la jeune fille vers un dépôt de plainte.

Après l'enquête interne, le conducteur n'a pas eu de sanction car il a bien fait son travail. Mais personne ne se soucie de son état aujourd'hui. Il est toujours en arrêt, il a beaucoup de mal à reprendre le volant. Il a peur que ça recommence et il s'est senti lynché sur les réseaux sociaux. - Stéphane Chapuis, secrétaire général de la CGT chez Tisséo

Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Collectivités précise que les vidéos du bus "ne sont pas très claires, car le bus était rempli. Ce qui va suivre sans doute c'est la possibilité pour le chauffeur de contacter directement le dépôt".