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Dossier : Transports, circulation : les principaux points noirs en France

Circulation : la galère des bouchons quotidiens pour entrer dans Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

France Bleu dresse la carte des points noirs de circulation. À Montpellier toutes les entrées dans la ville sont saturées le matin, notamment en arrivant par la nationale 113 au sud-ouest ou par Juvignac à l'ouest, ou par Castelnau le Lez.

18 000 véhicules empruntent la 113 à Saint-Jean de Védas chaque jour
18 000 véhicules empruntent la 113 à Saint-Jean de Védas chaque jour © Radio France - Louise Thomann

Pour tous ceux et celles qui viennent travailler à Montpellier, les bouchons sont quotidiens, avec des temps de trajets rallongés de 10 à 40 minutes parfois. Des voitures à touche touche sur des kilomètres. À France Bleu Hérault, nous avons identifié trois points noirs de la circulation, parmi les nombreux qui existent pour entrer dans la ville : la 113 au sud-ouest de Montpellier, au niveau de l'entrée dans Saint Jean de Védas,  le débouché de l'A750, sur Montpellier et la traversée de la nouvelle zone Eurêka à Castelnau le Lez. 

Sur la  RN113 à Saint-Jean de Védas, ce sont près de 18.000 véhicules qui passent chaque jour en moyenne. Le matin entre 8 heures et 9 heures, ce sont les habitants de Cournonterral, Pignan et Fabrègues qui viennent s’agglutiner sur cette route. Certains automobilistes tentent de contourner ce gros point noir en passant par la D612 qui arrive de Frontignan (par la prison de  Villeneuve les Maguelone), certains font même un détour par la route de Palavas. Mais quelque soit l'itinéraire choisi, c'est bouché. 

Aurélie habite Cournonterral et fait le trajet tous les jours pour rejoindre son lieu de travail à Saint-Jean de Védas, 40 minutes pour faire 13 kilomètres. 

Reportage de Louise Thomann

"Je revis depuis que je prends l'autoroute".

Sandrine qui arrive de Loupian a finalement tranché : elle prend l'autoroute pour éviter cette nationale. "Je revis, je mets un quart d'heure au lieu de 40 minutes, ça me coûte de l'argent, mais je gagne du temps avec mes enfants. C'est tellement plus simple"

Sandrine

Gaétan arrive de Sète "Il me faut une heure et quart le matin, il faut prendre son mal en patience, mais j'envisage de prendre le train parce que deux heures par jour dans les transports, c'est trop. On pourrait passer ce temps là à faire autre chose c'est évident." 

Gaétan

"C'est de pire en pire".

Les retraités évitent les heures de pointe pour se déplacer, mais ils constatent chaque jour les bouchons. "C'est infernal, et c'est de pire en pire. Nous habitons ici depuis 30 ans, on était 5.000 habitants, aujourd'hui on est 11.000. Nous plaignons les gens qui travaillent parce que c'est matin et soir".

Monsieur et madame Dupuis, retraités

La Métropole envisage de mettre des feux tricolores sans plus de précision

À cet endroit, cette route nationale 113 est maintenant de la compétence de la Métropole Montpellier Méditerranée. Interrogée sur les aménagements prévus pour désengorger le secteur, elle répond "Plusieurs dispositifs sont à l’étude en interne pour fluidifier le trafic, notamment la mise en œuvre de feux tricolores. Nous n’avons pas de dates précises à communiquer." Sans plus de précision.

Autre point noir pour entrer dans Montpellier en arrivant par l'ouest, le débouché de l'A750 dans le secteur de Juvignac avant de rejoindre l'avenue de la Liberté. Là ce sont 20.000 voitures qui passent chaque jour, elle étaient 15.000 il y 10 ans.

Des dispositifs sont mis en place pour essayer de fluidifier le trafic selon la DREAL Occitanie : un contournement de l'Ouest de Montpellier pour désengorger l'A750  est à l'étude en ce moment, avec un début des travaux prévu en 2022/2023 pour une mise en service en 2028. 

Enfin autre secteur déjà très encombré matin et soir et où la circulation ne va pas s'arranger, le secteur Eurêka au sud de Castelnau-le-Lez. Une zone d'activité où travaillent déjà des milliers de salariés et qui va prochainement accueillir de nouvelles entreprises, mais aussi de nouveaux habitants avec la construction actuellement de 1800 logements dont des résidences seniors.

"Faudrait des bus, mais tout le monde veut venir en voiture".

"Quand c'est le soir, il faut partir 5 mn avant la fin du taf pour éviter les bouchons, mais maintenant tout le monde fait pareil. Mes collègues qui habitent au Crès, à trois kilomètres d'ici, mettent 40 mn pour venir le matin. Faudrait des bus toutes les trois minutes. Mais tout le monde veut venir en voiture et y a pas de covoiturage, une personne = une bagnole, donc c'est rapidement le bazar" explique Romain qui travaille depuis peu dans le secteur.

Romain

"Avant les bouchons commençaient à 17h, mais maintenant, c'est difficile dès 16h, on est tout le temps en retard pour récupérer nos enfants le soir" ajoute Leïla qui travaille dans une crèche de la rue Becquerel.

Leïla

"Il faudrait passer au télétravail".

"Je peux mettre jusqu'à 30 minutes pour faire 600 mètres. Et ça ne va faire que s’aggraver. Il faudrait faire du covoiturage ou du télétravail !" racontent Émilie et Mathilde.

Emilie et Mathilde

Initialement le secteur aurait dû être desservi par une nouvelle ligne de tramway, mais le projet trop coûteux a été abandonné. Le maire de Castelnau-le-Lez, Frédéric Lafforgue souhaitait donc qu'un bus en site propre circule sur une voie réservée pour desservir toute cette zone d'activité et de logements d'Euréka, mais la Métropole de Montpellier n'a pas validé ce projet. Finalement ce sera un bus "à haut niveau de service", mais sur les voies actuelles de circulation.

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