Transports

Trafic maritime perturbé entre la Corse et Marseille

Par Patrick Rossi, France Bleu RCFM vendredi 23 décembre 2016 à 12:42 Mis à jour le vendredi 23 décembre 2016 à 14:56

Le Pascal Paoli a été contraint de faire le plein de carburant en Italie
Le Pascal Paoli a été contraint de faire le plein de carburant en Italie © Radio France - Patrick Rossi

Des rotations maritimes supprimées, un regroupement du fret et des passagers sur les lignes de Bastia et d’Ajaccio, ce sont là les premières conséquences de la grève engagée par la société qui doit ravitailler les navires qui assurent la continuité territoriale entre Marseille et la Corse.

Perturbations dans les transports maritimes entre la Corse et Marseille. Elles ne sont pas liées en cette fin d’année à une grève des marins. Non. Ces operturbations sont la conséquence du conflit engagé depuis le 19 décembre par les personnels de la société Maritima. Elle est chargée du ravitaillement en carburant des navires de la Corsica Linea et de la Méridionale. Les salariés de cette société redoutent que leur principal client, Esso, ne renouvelle pas son contrat qui arrive à échéance le 31 décembre 2016. Cela entrainerait, disent les personnels, la suppression immédiate d'au moins 18 emplois. En signe de protestation, ils bloquent donc le Cap Pinéde, pétrolier chargé de l'avitaillement des cargos de la Meridionale et de Corsica Linea, et les premières conséquences se font sentir sur les compagnies insulaires. Pascal Trojani, le président de Corsica Linea précise que les conséquences sont réelles. « Nous avons du envoyer le Pascal Paoli faire le plein en Italie. Le Jean Nicoli a été ravitaillé par camion sur le port de Toulon. En revanche, pas de ravitaillement possible pour le cargos mixte à quai à Porto-vecchio . Nous allons supprimer une rotation en récupérant le fret et les passagers sur les lignes d’Ajaccio et Bastia. On essaye de s’organiser. Il n’est pas évident de trouver du carburant, spécifique, et dont les commandes se font un mois à l’avance ».

Pascal Trojani, le président de la Corsica Linea