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Transports

Train des primeurs Perpignan-Rungis : la CGT et le Parti communiste mobilisent à l'approche de la rentrée

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Ils ne comptent pas faire baisser la pression sur la SNCF et le gouvernement : les représentants du Parti communiste et de la CGT se sont rendus à la gare de fret de Perpignan ce mercredi pour faire le point sur l'avenir du train des primeurs.

Le secrétaire national du parti communiste a fait le déplacement à Perpignan pour faire le point sur l'avenir du train des primeurs
Le secrétaire national du parti communiste a fait le déplacement à Perpignan pour faire le point sur l'avenir du train des primeurs © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Perpignan, France

C'est une ligne toujours menacée si ses wagons ne sont pas remplis : le train des primeurs reliant Perpignan à Rungis est censé redémarrer au 1er novembre après les annonces de la ministre des Transports, mais peut-être à vide. Avec la fermeture de la ligne initialement annoncée pour le mois de juin dernier, les deux affréteurs qui chargeaient les wagons ont quitté la gare.

Maintenir la pression sur l'État et la SNCF

"La décision de la ministre de rouvrir la ligne en novembre fait suite aux multiples pressions que nous avons exercées, constate Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, en visite sur le quai du train des primeurs, totalement vide. Ce qu'on veut, c'est aussi que le train soit plein de fruits et légumes !" "Un train vide ne sert à rien", acquiesce Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots. 

"Le redémarrage est possible financièrement, mais il faut une volonté politique", estime Françoise Fiter, vice-présidente du département des Pyrénées-Orientales. "Nous devons nous mobiliser car ça ne se fera pas du jour au lendemain". En amont du nouveau comité de pilotage le 11 septembre au ministère des Transports, il s'agit de faire pression sur l'Etat et la SNCF. 

"À l'heure actuelle, on ignore toujours si des négociations sont en cours avec les affréteurs", explique Laurent Brun. "On leur a fait signer un contrat l'an dernier dans lequel la fermeture de la ligne était déjà annoncée, il y a de quoi être agacé !".

"La ministre nous a annoncé la reprise des trains en novembre avant de trouver une solution d'ici un an. Mais il faut une solution pérenne !"

Rejet de l'autoroute ferroviaire

L'alternative proposée par la SNCF d'une autoroute ferroviaire (charger des camions dans un train) ne séduit pas. "Si on propose cette solution alambiquée d'un point de vue logistique, les chargeurs se tourneront vers le camion, plus simple même si ce n'est pas moins cher", estime le représentant de la CGT cheminots. 

À Rungis, les infrastructures pour transborder les conteneurs depuis le rail n'existent pas : cela nécessiterait donc des travaux supplémentaires, d'autant que les trains transportant les camions s'arrêteraient alors à Valenton, à 15 kilomètres de Rungis.

"Il faut que la ligne Perpignan-Rungis fonctionne et remplace les camions sur lesquels les affréteurs se sont rabattus ces derniers temps, ajoute Fabien Roussel. Si elle s'arrêtait définitivement, il y aura 10.000 camions en plus sur les autoroutes du sud". Avec, souligne le secrétaire national du Parti communiste, un impact plus grand sur l'environnement.

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