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Train des primeurs Perpignan-Rungis : les cheminots rappellent le gouvernement à ses promesses

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Par , France Bleu Roussillon

Environ 150 personnes dont un grand nombre de cheminots étaient rassemblés mardi 25 mai sur le quai de Saint-Charles à Perpignan pour rappeler au gouvernement ses promesses et demander un calendrier sur le retour du "train des primeurs".

Près de 150 personnes ont participé au rassemblement sur les quais de Saint-Charles.
Près de 150 personnes ont participé au rassemblement sur les quais de Saint-Charles. © Radio France - Frédéric Liénard

Pour maintenir la pression sur le gouvernement pour la remise en service du "train des primeurs", une double mobilisation avait lieu ce mardi 25 mai à l'appel de la CGT : un rassemblement à Paris devant le ministère des Transports et un autre à Perpignan, sur les quais de Saint-Charles. Près de 150 personnes y ont participé. 

"Je pense que le gouvernement n'a pas d'autres choix que de faire revenir le train des primeurs, affirme sur place Julien Berthélémy, le secrétaire général de CGT dans les Pyrénées-Orientales. Ils ont tellement fait de déclarations depuis deux ans, ils n'ont pas le choix."

Promesses non tenues

Depuis la mise à l'arrêt de la ligne de fret ferroviaire qui relayait la plateforme de Saint-Charles au marché de Rungis, en juillet 2019, le gouvernement a, en effet, plusieurs fois promis de remettre en service le "train des primeurs", par l'intermédiaire du Premier ministre Jean Castex, du ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari ou encore de l'ex-ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. "Des paroles en l'air", pour l'ex conducteur du train des primeurs et militant CGT Mickael Meusnier qui demande maintenant "des actes". 

Plusieurs dates ont été évoquées, notamment celle de juin 2021, mais la reprise de la ligne est sans cesse repoussée. Selon la CGT, le ministère des Transports n'a d'ailleurs pas été en mesure, ce mardi, de préciser le calendrier. 

Enjeux économiques et écologiques

Le "train des primeurs" répond pourtant "aux besoins de la nation", affirme Julien Berthélémy. "On doit juste mettre des marchandises dans le train pour qu'il circule, il coûte moins cher, il va plus vite. C'est toute une logique économique qui est mise à mal par des intérêts du lobby du routier et ce n'est pas acceptable", clame le secrétaire départemental de la CGT. 

Le volume d'activité de la ligne de fret ferroviaire à l'arrêt depuis deux ans représente 10 000 trajets de camions par an. Le fret ferroviaire est "20 fois moins polluant que les poids lourds" et "29 fois moins mortel que la route", calcule la CGT.

Près de 150 personnes étaient mobilisés à Perpignan.
Près de 150 personnes étaient mobilisés à Perpignan. © Radio France - Frédéric Liénard

Problème de l'ouverture à la concurrence

Au-delà du "train des primeurs", cet exemple représente bien tout le problème de la concurrence dans le ferroviaire, explique Cyril Capdevielle, secrétaire fédéral de la CGT cheminots, venu à Perpignan pour l'occasion. "Le problème que l'on a aujourd'hui pour la pérennité de ce train, c'est qu'un changement d'opérateur peut intervenir tous les trois ou quatre ans et que le ferroviaire nécessite des investissements lourds sur la durée et qui ne peuvent être amortis sur des durées aussi courtes.

Le syndicat demande la relance du fret ferroviaire SNCF représente 9 % du volume de transport de marchandises en France. 

1 train = 3 tonnes de CO2 et 45 camions = 44 tonnes de CO2, rappelle cette banderole.
1 train = 3 tonnes de CO2 et 45 camions = 44 tonnes de CO2, rappelle cette banderole. © Radio France - Frédéric Liénard
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