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Transports

Trains de nuit : la moitié des lignes fermeront le 1er octobre si aucun repreneur ne se manifeste

jeudi 21 juillet 2016 à 14:37 Par Marina Cabiten, France Bleu Béarn, France Bleu Isère, France Bleu Pays Basque, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu Roussillon, France Bleu Occitanie et France Bleu

Quatre des huit lignes de trains Intercités de nuit, dont l'Etat a déjà annoncé l'arrêt des subventions, fermeront le 1er octobre si aucun opérateur privé ne veut les reprendre et que les régions concernées ne les financent pas, a annoncé jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies.

Les lignes nocturnes pourraient être supprimées dans quelques mois
Les lignes nocturnes pourraient être supprimées dans quelques mois - MaxPPP

Quatre des huit lignes de trains Intercités de nuit, dont l'Etat a déjà annoncé l'arrêt des subventions, fermeront le 1er octobre si aucun opérateur privé ne veut les reprendre et que les régions concernées ne les financent pas, a annoncé jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies.

Paris, Strasbourg, Nice

Les lignes appelées à disparaître cet automne sont celles reliant Paris à la Savoie (Saint-Gervais et Bourg-Saint-Maurice) et à Albi, ainsi que celles reliant Strasbourg et Luxembourg à Nice et Portbou (Espagne).

Deux autres lignes reliant la capitale à Irun (Espagne) et à Nice bénéficieront d'un sursis, respectivement jusqu'en juillet et octobre 2017, tandis que les liaisons Paris-Briançon et Paris-Latour-de-Carol seront maintenues.

Cette décision vise à résorber les pertes financières des trains de nuit, qui ne transportent que 3% des voyageurs mais représentent un quart du déficit des Intercités (au moins 400 millions d'euros prévus cette année), soit "plus de 100 euros de subvention publique" par billet vendu, a souligné le secrétaire d'Etat aux Transports lors d'une conférence de presse.

Appel du pied aux régions

"Je confirme la décision du gouvernement de ne plus financer l'exploitation de ces lignes, mais je reste à l'écoute de toute offre de reprise" ou "de financement tiers, c'est-à-dire par les régions", a-t-il déclaré, signalant qu'une discussion "est en cours entre la région Occitanie et SNCF Mobilités" au sujet de la liaison Toulouse-Cerbère.

En revanche, aucun opérateur privé n'a répondu de manière satisfaisante à l'appel à manifestation d'intérêt lancé en avril par le gouvernement pour les six lignes qui ne seront pas conservées.

Le groupe français Transdev (filiales de la Caisse des dépôts et de Veolia) a proposé en retour de reprendre les deux lignes que l'Etat entend garder, pour éventuellement "en sauver une ou deux de plus". Cette réponse "ne correspondait pas à la demande", a estimé M. Vidalies, indiquant toutefois que "la porte reste ouverte pour trouver une solution" qui "n'implique pas les finances de l'État".

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