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Transports

Trains TER en Nouvelle-Aquitaine : la CGT craint une future ouverture à la concurrence

lundi 17 décembre 2018 à 6:06 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord

La CGT cheminots milite depuis plusieurs semaines contre la convention sur le service public ferroviaire qui va être discutée à la région à partir de ce lundi et qui couvrira la période 2019-2024. Elle craint notamment l'ouverture à la concurrence. La région elle se veut rassurante

Un TER Aquitaine - illustration
Un TER Aquitaine - illustration © Radio France - Radio France

Périgueux, France

Le réseau TER de Nouvelle-Aquitaine va-t-il être ouvert partiellement à la concurrence ? C'est en tout cas ce que craint la CGT cheminots. Alors que le conseil régional étudie à partir de ce lundi et jusqu'à mardi les premiers éléments de la future convention 2019-2024 entre la région et la SNCF pour le service public ferroviaire, la CGT estime que 2 lots sur 5 pourraient être ouverts à la concurrence autrement dit, elle craint à terme la fermeture de petites lignes non rentables ou dégradées, ou encore la suppression de plus de 800 emplois TER.

Vendredi, les cheminots CGT de Périgueux avaient donné rendez vous aux élus de l'agglomération, de la ville, et de la région pour évoquer leurs craintes et leurs revendications. Mais aucun n'a fait le déplacement. 

Le danger est pourtant immense estime Jérôme Jean de la CGT cheminots Dordogne :

"On sait déjà que les lots qui seront ouverts seront les lots rentables tout le reste resterait à la SNCF, ce qui à terme pourrait être une catastrophe pour le maintien des lignes et l'équilibre du territoire et les départements ruraux comme la Dordogne" dit-il

La région de son côté répond qu'il s'agit de se préparer à l'ouverture à la concurrence qui sera de toute façon obligatoire d'ici la fin de la prochaine convention autour de 2023 / 2024. 

Pour la région, le service va au contraire s'améliorer

Mais pour la région, il s'agit au contraire de faire pression sur la SNCF pour améliorer le service proposé aux usagers en arrivant à plus de ponctualité en 2024 (95%), ou encore à une baisse de 30% des suppressions de trains et à une augmentation du nombre de circulations de 8% dans du meilleur matériel (soit 60 TER par jour). C'est ce qu'explique Renaud Lagrave, vice président de la région en charge des transports.

"Nous demandons à la SNCF dans le cadre des lots, de faire une démarche unique en France, qui est d'optimiser l'offre ferroviaire sur l'ensemble de la Nouvelle-Aquitaine avec plus de trains et de régularité. Si la SNCF prend des engagements à avoir de meilleurs services, kil n'y aura pas de possibilité d'ouvrir à la concurrence" dit Renaud Lagrave

Quant à l'état des petites lignes, notamment le Périgueux/ Agen, pointé du doigt par la CGT, la région répond qu'il s'agit d'un domaine de compétences qui n'est pas le sien mais qui dépend d'un éventuel engagement de l'état.