Transports

Transports : avec la LGV, un million de voyageurs entre le Grand Paris et Bordeaux cet été

Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde, France Bleu Poitou et France Bleu vendredi 22 septembre 2017 à 14:48 Mis à jour le vendredi 22 septembre 2017 à 17:49

Le premier train Inoui à arriver en gare de Bordeaux, le 1er juillet 2017.
Le premier train Inoui à arriver en gare de Bordeaux, le 1er juillet 2017. © Radio France

La SNCF a dévoilé ce vendredi, dans ses locaux bordelais, un premier bilan de la ligne à grande vitesse Océane Paris-Bordeaux, inaugurée début juillet. Avec un million de voyageurs entre Paris (et sa banlieue) et Bordeaux, soit 75% de plus que l'été dernier, l'effet de nouveauté est au rendez-vous.

Satisfait de son élément de langage, Eric Redonnet le directeur TGV Nouvelle-Aquitaine, l'a répété à plusieurs reprises : "C'est un démarrage à grande vitesse pour la LGV Océane". En tout cas, au dessus des prévisions de la SNCF. Un million de voyageurs ont été transportés entre Bordeaux et Paris et sa banlieue, vers les gares de Paris Montparnasse, mais aussi Austerlitz pour les Intercités et Massy pour les OuiGo. C'est 75 % de plus que l'été dernier, 30% sur les trajets vers Poitiers et Angoulême. Et, même si l'effet de curiosité a joué, un excellent premier été pour la ligne à grande vitesse.

Éric Redonnet , directeur TGV Nouvelle-Aquitaine, satisfait de ce lancement.

Séduire les pros

Ce million de passager fait en tout cas de Paris-Bordeaux le deuxième trajet le plus emprunté en France, juste derrière la liaison Paris-Lyon. L'enjeu pour la SNCF sera de garder ces passagers curieux, et de s'adapter à un autre public, qui, avec la rentrée, se déplace de moins en moins pour les loisirs, et de plus en plus pour des raisons professionnelles. Or, pour ceux-ci, la SNCF doit encore renforcer son offre. En effet, si les nouvelles rames Océane sont de véritables "bureaux mobile", avec wi-fi à bord, et sièges dans le sens de la marche, il n'en existe que 16 en France. Les autres sont des trains plus anciens, et donc moins bien adaptés au travail. Il faudra attendre 2020 pour que tous les trains circulant en deux heures entre Bordeaux et Paris soient composés de wagons modernes.

Une ponctualité à améliorer

Si la SNCF a reconnu un point à améliorer, c'est celui de la ponctualité. "Seulement" 85 % des trains entre Bordeaux et l'Île-de-France sont arrivés à l'heure (ou avec moins de six minutes de retard), au mois de juillet, et 88% au mois d'août. L'objectif sera de passer au dessus de la barre des 90 % avec la rentrée.