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Transports en commun à Orléans : la nouvelle carte du réseau entre en vigueur ce lundi 3 janvier

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Par , France Bleu Orléans

TAO, le réseau de transports en commun de la métropole orléanaise, entame sa mue ce lundi : extension du transport à la demande, création d'une ligne de bus la nuit, hausse des fréquences du tram le soir. Certaines nouveautés pourraient toutefois être reportées à cause de la crise sanitaire.

La métropole mise beaucoup d'espoir sur le développement du transport à la demande, assuré par ce genre de navette
La métropole mise beaucoup d'espoir sur le développement du transport à la demande, assuré par ce genre de navette - Kéolis Orléans métropole

C'est le jour J pour le réseau TAO ! Les transports en commun de la métropole d'Orléans entament en effet une petite révolution ce lundi 3 janvier, avec une nouvelle carte du réseau censée mieux répondre aux attentes. Certaines nouveautés risquent toutefois d'être reportées en raison de la crise sanitaire.

Objectif : 300.000 voyages annuels en transport à la demande

Pas de souci, cependant, pour ce qui constitue le pivot de cette réforme : l'extension du transport à la demande. C'est ce système de navette de 6 à 8 personnes, à réserver comme un taxi mais au prix d'un ticket de bus classique, qui vient vous chercher si vous habitez loin d'un arrêt de bus ou d'une station de tram. Expérimenté depuis 2015 dans l'Est de la métropole, le transport à la demande est désormais étendu aux extrémités Nord, Sud et Ouest.

Potentiellement, 15.000 habitants supplémentaires sont désormais concernés. "Désormais, c'est la totalité de la population qui peut être connectée au réseau de transport en commun, souligne Romain Roy, vice-président de la métropole en charge des Transports. Le transport à la demande fonctionne de 6h à 21h, 7 jours sur 7, et permet d'être conduit jusqu'à un point de raccordement : ligne de bus chrono, qui circule toutes les 10 minutes, ou station de tramway." L'an passé, près de 100.000 voyages ont été réalisés en transport à la demande, l'objectif est de tripler ce chiffre cette année.

Bientôt un bus de nuit et davantage de tram en soirée

Une quarantaine de navettes - soit deux fois plus que précédemment - vont assurer ce service. Parallèlement, 16 lignes régulières peu fréquentées sont transformées en lignes scolaires : elles ne circuleront qu'aux heures d'entrées et de sorties des établissements scolaires ; d'autres sont carrément supprimées, comme celle qui passait à Combleux. "D'un point vue économique et écologique, on ne peut plus se permettre d'avoir des bus qui circulent à vide, commente Romain Roy. On espère aller chercher de nouveaux utilisateurs : c'est ça, le vrai geste écologique."

Autre évolution du réseau : la création d'une ligne de bus la nuit - la ligne N - qui circulera les jeudi, vendredi et samedi. C'était prévu dès cette semaine, mais avec le contexte sanitaire, il faudra sans doute encore un peu patienter pour que cette ligne soit mise en service. Idem pour la fréquence renforcée des tramways le soir : toutes les 15 minutes de 21h à 22h, et toutes les 20 minutes de 22h à 00h30 (heure de fin de service).

Keolis veut une aide de 28 millions d'euros

Au final, cette nouvelle carte du réseau TAO doit se faire à coût constant. Ce qui n'empêche pas Keolis, l'opérateur du réseau, de demander à la métropole une aide de 28 millions d'euros pour pouvoir remplir son contrat de délégation de service public qui court jusqu'en 2025. Mais c'est en fait lié aux changements intervenus depuis la signature du contrat fin 2018 : l'abandon de la stratégie 100% électrique, et surtout la chute brutale de la fréquentation depuis la crise sanitaire, malgré un léger rebond l'an passé - par rapport à 2019, le nombre de voyages effectués sur le réseau TAO a baissé de 36% en 2020 et de 26% en 2021.

"Il y a, dans cette demande, des éléments légitimes, estime Romain Roy, mais nous ne verserons pas une telle somme. Nous sommes en train de négocier avec Keolis, des réunions sont prévues en janvier et on espère aboutir à un accord en février." Par ailleurs, la métropole envisage de relever le versement mobilités que paient les entreprises, afin de récupérer 6 millions d'euros. 

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