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Transports

Transports en commun : « La gratuité n’est pas une politique en soi » pour le sénateur Guillaume Gontard

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Par , , France Bleu Isère

A l’approche des élections municipales, la question de la gratuité des transports publics revient sur le devant de la scène. Le sénateur de l’Isère, rapporteur d'une mission d'information du Sénat sur le sujet livre les conclusions de ce travail. Tout est question de taille et de contexte.

Un tramway grenoblois (Photo d'illustration)
Un tramway grenoblois (Photo d'illustration) © Radio France - Laurent Gallien

_"_La gratuité des transports collectifs : Fausse bonne idée ou révolution écologique et sociale des mobilités ?" C’est la question posée par une délégation de sénateurs qui ont travaillé au sein de la mission d'information sur les transports en commun. Ils viennent de rendre leur rapport. 

En France, 29 réseaux ont déjà adopté la gratuité totale. Il s’agit, à l'exception de Dunkerque ou Châteauroux, d'agglomérations moyennes autour de 15 000 - 20 000 habitants. « la gratuité fonctionne sur un réseau simple, avec un seul mode de transports, le bus, qui est peu utilisé. Elle agit alors comme un vrai levier puisqu'elle va chercher des gens » explique le sénateur de l'Isère Guillaume Gontard, rapporteur de cette mission qui précise qu'en plus les recettes de la billetterie étant moindres, le risque en terme budgétaire de passer au tout gratuit est limité dans le calcul du financement global. 

Mais la gratuité n'est pas la solution idéale dans des villes plus grandes comme Paris ou Lyon ou même Grenoble : « Il faut être vigilant quant aux réseaux plus denses, ou se mêlent bus, tram voire métro, qui sont souvent saturés.»  En effet, le rapport montre que la part du budget issue de l'achat des billets peut grimper jusqu'à 25%, il est donc beaucoup complexe de trouver une compensation financière si on passe au tourt gratuit. La priorité de ce type réseaux est de « développer une offre supplémentaire », estime M. Gontard. 

La gratuité partielle est plus adaptée, qu'elle soit mise en place pour un type de population, comme celle des collégiens  par exemple ou alors pour une ligne particulière, ou encore suivant les jours ou le contexte, exemple lors d'un pic de pollution. « Au départ, Dunkerque a proposé la gratuité uniquement le week-end, avant de l’étendre. Il ne faut pas y aller d’un coup », précise-t-il. 

Concernant Grenoble, le maire Eric Piolle avait fait lors de sa campagne de 2014 la promesse d’une gratuité des transports publics pour les jeunes de moins de 25 ans. Six ans plus tard, le dispositif n'a pas été mis en place. « A Grenoble, un travail important a été fait sur le vélo et la piétonisation, qui sont des moyens de transports à surtout privilégier. Mais il faut associer cela à la gratuité, par exemple pour les jeunes ou à certains moments de la journée », conclu le sénateur.

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