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Transports

Transports : le gouvernement veut investir 13,4 milliards d'euros sur la période 2018-2022

mardi 11 septembre 2018 à 20:08 Par Viviane Le Guen, France Bleu

La ministre des Transports a dévoilé mardi devant le Conseil d'orientation des infrastructures (COI) les projets du gouvernement pour améliorer l'offre de transports dans le pays. L'exécutif veut investir 13,4 milliards d'euros d'ici 2022, soit 46% de plus que durant le dernier quinquennat.

Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports le 5 septembre 2018 à Paris.
Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports le 5 septembre 2018 à Paris. © Maxppp - Frédéric Dugit

Le gouvernement projette d'investir 13, 4 milliards d'euros d'ici 2022 dans les transports, soit une augmentation de 46% par rapport au dernier quinquennat selon les plans dévoilés mardi par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, devant le Conseil d'orientation des infrastructures (COI).

En tête des priorités : l'entretien des réseaux existants, le désenclavement des villes moyennes et les trains Intercités. Ce programme d'investissement dans le rail, la route et les autres modes de déplacement doit figurer dans la future Loi d'orientation des mobilités (Lom) qui sera présentée en octobre en conseil des ministres. Elisabeth Borne doit encore en discuter avec les présidents de région, dans les semaines à venir.

Priorité au rail avec de grands projets confirmés

Sur les 13,4 milliards d'euros investis entre 2018 et 2002, le gouvernement envisage de consacrer 4 milliards d'euros aux contrats de plan Etat-région, 3,1 milliards d'euros à la "régénération" des réseaux et 3,4 milliards d'euros aux grands projets. Dans le détail, 51% iront au rail (sans compter les budgets de régénération du réseau), 38% à la route, 6% au fluvial et aux ports, et 5% aux autres modes.

Plusieurs de ces méga-projets sont maintenus, à savoir les liaisons à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan, Marseille-Nice, Paris-Normandie, Roissy-Creil, de même que le Lyon-Turin et le Canal Seine-Nord. Le ministère promet d'échelonner les travaux dans le temps pour éviter des factures trop lourdes à payer immédiatement.  

Jusqu'à 930 millions d'euros pour entretenir les routes nationales

Dans sa version actuelle, la loi prévoit aussi un volet d'entretien des routes nationales, avec une augmentation progressive des sommes investies, jusqu'à 930 millions d'euros à partir de 2023.

Objectif : désenclaver des villes moyennes et des territoires ruraux sans forcément construire des 2x2 voies partout. Il s'agit surtout de déniveler des carrefours, de dévier des bourgs, de rectifier des courbes ou d'aménager des créneaux de dépassement, a précisé le ministère à l'AFP.

1,2 milliards d'euros sur 10 ans pour les mobilités propres

Pour les marchandises, le gouvernement prévoit aussi d'affecter sur dix ans 2,3 milliards afin d'aider le fret ferroviaire et de développer les ports.

La loi prévoit enfin 1,2 milliard d'euros sur dix ans pour les mobilités propres : aide aux transports en commun, encouragement du vélo, accompagnement des innovations etc.

500 millions par an de ressources nouvelles à trouver

Toutefois, le ministère refuse pour l'heure de préciser comment seront financés ces investissements. L'enveloppe allouée aux infrastructures de transports doit augmenter de 300 millions d'euros l'an prochain. Mais à partir de 2020, le gouvernement devra trouver 500 millions par an de ressources nouvelles.

Le COI a proposé plusieurs solutions rapporte l' AFP :  l'augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), une vignette pour les poids lourds, une réforme du calcul de la "ristourne" accordée sur le gazole aux professionnels, la mise à péage de voies express ou de certains ouvrages d'art, l'instauration de péages urbains, l'adoption de taxes immobilières locales ou encore la taxation "souhaitable" des livraisons à domicile.