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Travaux de l'A480 et du Rondeau : certains artisans renoncent à travailler à Grenoble

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Par , France Bleu Isère

France Bleu Isère consacre sa matinale du 29 avril aux travaux de l'A480 et du Rondeau. S'ils doivent fluidifier le trafic d'ici 2023 à Grenoble, ils compliquent la circulation pour l'instant. Certains artisans revoient leur organisation car les chantiers grenoblois sont moins rentables.

Frédéric Ribeaud privilégie de plus en plus les chantiers en Savoie voire Haute-Savoie. Venir travailler à Grenoble n'est plus assez rentable à cause des difficultés de circulation.
Frédéric Ribeaud privilégie de plus en plus les chantiers en Savoie voire Haute-Savoie. Venir travailler à Grenoble n'est plus assez rentable à cause des difficultés de circulation. © Radio France - Noémie Philippot

L'objectif des chantiers de l'A480 et du Rondeau à Grenoble est clair : un trafic beaucoup plus fluide d'ici 2023. En attendant, si les restrictions de déplacements liées à l'épidémie de coronavirus atténuent les difficultés, ces travaux compliquent tout de même la circulation déjà laborieuse aux heures de pointes en temps normal. Pour certains artisans, les conséquences sont loin d'être anodines. Leurs interventions dans l'agglomération grenobloise sont moins rentables

C'est un petit peu difficile de sortir en ces temps de travaux.

Le siège de l'entreprise de plomberie d'Adrien Rubinot se trouve dans le centre de Grenoble. S'il doit sortir de la ville, il revoit toute son organisation. "Il faut qu'on bloque un petit peu plus de temps. Quand on a des dépannages qui durent une heure, des choses "rapides", on est obligés de planifier ça sur deux heures" explique ce plombier. "C'est un petit peu difficile de sortir en ces temps de travaux." Des trajets de 15 minutes sur le papier en prennent finalement 40. La situation pénalise son entreprise avec "un peu de chiffre en moins, un peu de complication en plus." 

Adrien Rubinot n'est pour l'instant pas allé jusqu'à renoncer à une intervention, mais certains artisans le font. Frédéric Ribeaud est à la tête d'une entreprise de menuiserie à Charavines, au nord de Voiron. "Petit à petit, notre chiffre d'affaires se déplace sur d'autres zones, en-dehors de Grenoble parce que c'est moins rentable d'aller sur Grenoble" explique-t-il. S'il y a une dizaine d'année, les travaux grenoblois représentaient "jusqu'à 70% du chiffre d'affaires", ils en représentent aujourd'hui 40%.  

Des factures plus élevées à Grenoble pour compenser

Son entreprise privilégie les appels d'offres autour de Chambéry et même d'Annecy, le trajet est plus rapide. Si Frédéric Ribeaud s'interroge depuis plusieurs années, les travaux en cours sur l'A480 pourraient accélérer cette réflexion : "Continuer ou pas d'avoir des affaires sur Grenoble." La situation est telle que sur des appels d'offre ou des devis "sur la banlieue grenobloise, on est souvent amenés à majorer les prix par rapport à la Savoie ou la Haute-Savoie car les coûts sont supérieurs." 

Les factures sont ainsi 5 à 10% plus élevées. La perspective de la fin des travaux d'ici 2023 ne pèse pas très lourd dans la réflexion du menuisier de ne plus envoyer ses équipes à Grenoble car Frédéric Ribeaud doute d'une réelle amélioration du trafic. 

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