Transports

Les chauffeurs de VTC annoncent des actions vendredi à Paris malgré une aide de deux millions d'euros

Par Pauline Pennanec'h, France Bleu mardi 20 décembre 2016 à 15:29 Mis à jour le mardi 20 décembre 2016 à 17:09

Manifestation des VTC à la Porte Maillot qui se disent "spoilés" par les plateformes
Manifestation des VTC à la Porte Maillot qui se disent "spoilés" par les plateformes © Maxppp - Thomas Padilla

Plusieurs organisations de VTC appellent à de nouvelles actions coup de poing vendredi à Orly et Roissy. Un appel suite à l'annonce de la plateforme de VTC Uber de créer un fonds de soutien de deux millions d'euros pour les chauffeurs en difficulté. Un geste financier qui ne les satisfait pas.

Après cinq jours de conflit, le porte-parole de la plateforme de VTC Uber a annoncé ce mardi, au terme de la réunion, la création d'un fonds d'aide de deux millions d'euros à destination des chauffeurs en difficulté. Un geste financier immédiat pour sortir de la crise entre les chauffeurs et les plateformes internet, accusées d'"esclavagisme moderne". Cette réunion faisait suite à deux autres séances de discussions, suspendues lundi soir.

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Pas de précisions sur les modalités

Uber n'a pas précisé les modalités concrètes de ce fonds. La plateforme n'a pas non plus indiqué si elle allait augmenter ses tarifs ou diminuer sa commission, une demande des chauffeurs, qui dénoncent des conditions de travail "indignes" avec un prix minimum de la course descendu à six euros (contre huit initialement). Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux transports, s'est exprimé suite à la réunion. Il "déplore vivement" le refus d'Uber de geler la hausse de ses commissions. Le Premier ministre Bernard Cazeneuve s'est aussi exprimé au Sénat ce mardi : "Si la plateforme Uber ne s'engage pas dans la voie du progrès, elle aura face à elle un gouvernement absolument déterminé".

De nouvelles actions des chauffeurs vendredi

En sortant de la réunion, les chauffeurs se sont exprimés : "C'est un effet d'annonce, une tentative pour nous endormir et parvenir à leurs fins, c'est-à-dire ne rien donner", a estimé Jean-Claude Resnier de VTC de France. "Ce n'est pas une entreprise américaine qui doit imposer un état de fait dans un état de droit". Les syndicats qui ont appelé les chauffeurs à se déconnecter d'Uber : "S'ils veulent le bras de fer, ils vont l'avoir", a déclaré Fabien Tosolini de CFDT-Transports. Plusieurs organisations de VTC ont appelé ce mardi à de nouvelles actions, dès 4 heures du matin vendredi, à Orly et Roissy.