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Transports

VIDÉOS - Un an après, Saint-Aignan ne digère toujours pas l'abandon de NDDL

mercredi 16 janvier 2019 à 20:16 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Un an après l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, il y a toujours beaucoup de colère à Saint-Aignan-de-Grandlieu, la commune au bout de la piste de Nantes-Atlantique. Beaucoup d'incertitude aussi.

La colère des habitants de Saint-Aignan-de-Grandlieu, un an après l'abandon du transfert de l'aéroport
La colère des habitants de Saint-Aignan-de-Grandlieu, un an après l'abandon du transfert de l'aéroport © Radio France - Marion Fersing

Saint-Aignan-Grandlieu, France

Un an après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, Saint-Aignan-de-Grandlieu ne digère toujours pas cette décision. Les habitants et les élus, qui sont survolés quotidiennement par les avions qui décollent ou atterrissent à Nantes-Atlantique (plus de 58.000 en 2018) sont en colère. D'autant plus qu'il reste de nombreuses incertitudes quand à leur avenir.

Comment faire des projets à Saint-Aignan ?

Depuis l'annonce de l'abandon du transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique, le 17 janvier 2018, la vie de la famille que nous avons rencontré est à l'arrêt. "Nous avons arrêté les travaux de notre maison", explique la maman, très engagée dans la lutte pour le transfert de Nantes-Atlantique. "Comment faire des projets à Saint-Aignan alors qu'on ne sait pas comment on va être mangé ?", demande-t-elle. Pourtant, avec son mari, ils ne souhaitent que ça : pouvoir continuer à construire leur vie, avec leurs deux enfants, dans cette commune.

De notre salon, on voit les avions atterrir

"De notre salon, on voit les avions atterrir. Si la piste est allongée, on les aura au bout du jardin". Pourtant, la maison n'est pas dans la zone du plan de gêne sonore. Même si, malgré le triple vitrage, on entend les avions. "L'été, c'est comme ça toutes les trois minutes. Quand on est arrivé, en 2007, avec deux millions de passagers par an, c'était tout à fait gérable. Avec plus de 6 millions, c'est insupportable".

Toujours beaucoup d'incertitudes sur le réaménagement de Nantes-Atlantique

Alors, des habitants de Saint-Aignan commencent à partir annonce le maire, Jean-Claude Lemasson : "on a eu un nombre de ventes et de mises en vente en 2018 que les années précédentes, c'est clair". Partir ? Mais pour aller où ? Voilà ce que rétorque notre maman. "On a notre vie ici. On n'a pas acheté pour faire une plus-value immobilière. C'est un projet de vie", martèle-t-elle. "Bouguenais, Rezé, Bouaye... Toutes les communes autour de nous sont survolées. Un jour on nous annonce une piste transversale, un jour une piste en V. Un jour une piste 800 mètres plus longue, un jour 300 mètres. On ne sait pas quelle sera la trajectoire des avions et donc où aller".

Une réunion publique sur le plan de gène sonore est prévue à la fin du mois - Radio France
Une réunion publique sur le plan de gène sonore est prévue à la fin du mois © Radio France - Marion Fersing

Rien de concret sur le plan de gène sonore et le plan de compensation

Les habitants de Saint-Aignan ne savent pas non plus lesquels d'entre eux seront englobés dans le plan de gène sonore (et pourront avoir des aides pour faire des travaux chez eux), ni ceux qui auront droit à des compensations pour laisser leurs maisons. "Le Premier ministre a promis des compensations exemplaires, j'ai eu de nombreuses réunions, mais juste que là, rien de concret", s'agace Jean-Claude Lemasson. "On est pas serein. La colère commence à monter parmi la population".

De la colère, de l'inquiétude et du désarroi 

"Oui, il y a de la colère. Du désarroi et de l'inquiétude", confirme notre mère de famille. "De la colère contre Emmanuel Macron et le Premier ministre qui n'ont pas respecté le résultat de la consultation (victoire du oui pour le transfert de l'aéroport, ndlr) et qui nous ont balayés d'une main en cédant à la violence. C'est un déni de démocratie", explique-t-elle. "De l'inquiétude pour la scolarité de nos enfants qui ont du mal à se concentrer avec les avions et pour notre santé. Le matin, parfois, je sens des odeurs de kérosène", poursuit-elle. Et du désarroi face un avenir totalement remis en question par l'abandon du transfert.

Les riverains et les associations manifesteront ce samedi à Nantes - Radio France
Les riverains et les associations manifesteront ce samedi à Nantes © Radio France - Marion Fersing

Les associations qui militant pour le transfert de Nantes-Atlantique et les riverains en colère ont prévu de manifester ce samedi matin, à Nantes, à partir de 10h, quai des plantes.