Transports

Un sondage pour mieux connaître les habitudes des Cherbourgeois en matière de transports

Par Marc Vantorhoudt, France Bleu Cotentin mardi 10 octobre 2017 à 18:55

La ligne 3 est intégrée au plan de bus à haut niveau de service.
La ligne 3 est intégrée au plan de bus à haut niveau de service. © Radio France - Marc van Torhoudt

Mieux connaître les modes de transport des Cherbourgeois pour mieux établir la desserte. C'est l'objectif du sondage lancé vendredi 13 octobre par Cherbourg Local Motive, avec en ligne de mire le projet de Bus à Haut Niveau de Service, prévu pour 2020, et contre lequel s'oppose l'association.

Vous déplacez-vous en voiture ? Souffrez-vous du manque de places de stationnement ? Voilà quelques unes des questions posées dans le sondage lancé vendredi 13 octobre par l'association Cherbourg Local Motive. Pour rappel ce plan vise à pourvoir certaines lignes cherbourgeoises de Bus à Haut Niveau de Service, plus rapides, plus fréquents, mais il nécessite de nombreux aménagements sur les voies.

Des aménagements auxquels est hostile l'association : "Il n'y a pas eu de concertation", déplore Marion LE BORGNE, commerçante et secrétaire de l'organisation. C'est pour remédier à ce manque de dialogue que Cherbourg Local Motive souhaite donner la parole aux usagers, habitants, médecins et commerçants.

Présentation du sondage par l'association Cherbourg Local Motive. - Radio France
Présentation du sondage par l'association Cherbourg Local Motive. © Radio France - Marc van Torhoudt

Un mois pour participer

Marion LE BORGNE, commerçante, présente le questionnaire de Cherbourg Local Motive.

Le questionnaire est à retrouver chez une trentaine de commerçants et professionnels de santé de Cherbourg-en-Cotentin, ainsi que sur la page Facebook de l'association Cherbourg Local Motive. Les participants auront jusqu'au 12 novembre pour y répondre.

Parmi les questions, souvent à choix multiple, beaucoup portent sur l'attractivité du service de bus et le nombre de places de stationnement. Les résultats seront ensuite présentés aux élus en charge du plan BHNS.

Une menace sur l'attractivité du centre-ville

La principale crainte porte sur la modification des conditions de circulation des voitures. Pour Benoît LOHIER, membre de l'association et patron du "Gaulois", un bar tabac situé rue du Val de Saire, ces aménagements risquent de nuire au chiffre d'affaire des commerçants : "Une voie dédiée, c'est une voie de circulation en moins... et une voie en moins c'est 30 % de fréquentation qui disparaît. Si le projet aboutit, je serai contraint de baisser le rideau."

Les membres de l'association Cherbourg Local Motive craignent de voir se multiplier les devantures abandonnées dans le centre-ville. - Radio France
Les membres de l'association Cherbourg Local Motive craignent de voir se multiplier les devantures abandonnées dans le centre-ville. © Radio France - Marc van Torhoudt

Autre sujet d'inquiétude : les parkings. "200 places risquent de disparaître, indique Marie-Line LEFÈVRE, une commerçante membre de l'association. Ce sera un véritable parcours du combattant pour accéder au centre-ville. Et les gens finiront par se lasser de tourner en rond pour se garer et aller voir ailleurs." La menace pèserait surtout sur les places de stationnement le long du quai Alexandre III. "D'accord pour les bus, mais pas contre les voitures. Il faut compenser les places de parking perdues", abonde Nathalie OLIVIER, trésorière. La solution : des parkings à étages, par exemple à Notre-Dame.

Enfin, le dernier grief porte sur le coût de l'opération : près de 36 millions d'euros selon les chiffres de l'association.

Les commerçants cherbourgeois expriment leurs craintes au sujet de la ligne de bus de haut niveau de service.

La ligne de bus à haut niveau de service doit voir le jour en 2020.

La rue du Val de Saire et le Quai Alexandre III sont concernées par la nouvelle ligne de bus à haut niveau de service.  - Radio France
La rue du Val de Saire et le Quai Alexandre III sont concernées par la nouvelle ligne de bus à haut niveau de service. © Radio France - Marc van Torhoudt