Transports

Un suicide tous les 4 jours sur les rails en Ile-de-France

Par Nicolas Olivier, France Bleu Paris Région vendredi 7 octobre 2016 à 11:27 Mis à jour le vendredi 7 octobre 2016 à 11:30

Des pompiers interviennent auprès de la fausse victime d'une collision, le 6 octobre à hauteur de la gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges.
Des pompiers interviennent auprès de la fausse victime d'une collision, le 6 octobre à hauteur de la gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges. © Radio France - Nicolas Olivier

Un exercice de simulation d'un "accident de personne" était organisé jeudi à Villeneuve-Saint-Georges (94). Objectif pour la SNCF : sensibiliser les différentes autorités et les voyageurs sur la gestion concrète de ces situations particulières.

Un choc brutal, à 130 km/h. Des centaines de voyageurs bloqués et impuissants. Le scénario est hélas banal : 92 personnes ont été heurtées par un train l'an dernier en région parisienne, et déjà 40 depuis le début de l'année. Ce sont essentiellement des suicides. Cette fois, la victime est un mannequin. Il s'agit d'un exercice simulant une collision mortelle avec un RER D près de la gare de Villeneuve-Saint-Georges.

A chaque accident, c'est une procédure bien rodée qui s'enclenche. Le trafic est aussitôt interrompu dans tout le secteur. L'événement va ensuite mobiliser de multiples intervenants : agents SNCF, pompiers, police ou gendarmerie, protection civile, parquet, pompes funèbres... Tous les maillons de la chaîne étaient représentés lors de cet exercice. Environ 300 personnes venues de toute l'Ile-de-France ont répondu à l'invitation de la SNCF pour cette opération avant tout pédagogique. Quelques voyageurs s'étaient aussi portés volontaires pour prendre place à bord du train immobilisé. L'occasion de mieux comprendre la gestion de ces accidents et leurs conséquences.

En cas de collision entre un train et une personne, une enquête est systématiquement ouverte. L'officier de police judiciaire doit se déplacer sur le terrain pour effectuer les constatations d'usage, recueillir les éventuels témoignages... Autant d'actes nécessaires qui rallongent la durée d'immobilisation des trains. En moyenne, 2h30 s'écoulent avant la reprise de la circulation. Et à chaque fois, ce n'est pas un seul mais des dizaines de trains qui sont arrêtés, soit environ 20 à 30.000 voyageurs concernés.

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