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Transports

Une association rêve de voir naître un métro à Bordeaux à l'horizon 2030

jeudi 11 avril 2019 à 19:06 Par Marie Rouarch, France Bleu Gironde et France Bleu

Dans les années 90, Alain Juppé avait préféré le tram au métro pour Bordeaux et sa métropole. Mais l'idée fait son retour face à l'engorgement du tramway et plus globalement des transports en commun sur la secteur. L'association Métro de Bordeaux plaide pour deux lignes à l'horizon 2030.

Selon le projet porté par l'association, deux lignes de métro viendraient compléter l'offre de transport existante avec le tram
Selon le projet porté par l'association, deux lignes de métro viendraient compléter l'offre de transport existante avec le tram - Capture d'écran association Métro de Bordeaux

Bordeaux Métropole, France

Et si Bordeaux et sa métropole s'équipaient d'un métro à l'horizon 2030 ? C'est le projet défendu par l'association "Métro de Bordeaux" créée à l'automne dernier et présidée par Mickaël Baubonne, enseignant chercheur en droit. L'idée ne date pas d'hier : abandonnée par Alain Juppé dans les années 90, elle revient au premier plan comme solution pour désengorger les transports existants saturés sur la Métropole.

Le tramway ne suffit plus

L'association Métro de Bordeaux propose de créer deux lignes pour un réseau de 38 kilomètres. La première ligne relierait la gare de Blanquefort et la gare de La Médoquine à l'Arena. La seconde ligne permettre de rejoindre Galin depuis Pessac centre. De quoi notamment soutenir le réseau de tramway sur les tronçons centraux particulièrement engorgés tout en desservant la périphérie de Bordeaux et en s'articulant avec le réseau ferroviaire environnant.

Métro de Bordeaux estime le coût du chantier à 1,6 milliard d'euros, soit 97 millions d'euros par kilomètre de voie nouvelle. Un coût raisonnable selon Mickaël Baubonne, qui le compare à celui de la deuxième ligne de métro de Rennes et ses 85 millions d'euros par kilomètre de voie nouvelle. 

Le tram n'a absolument pas été un mauvais choix - Mickaël Baubonne, président de l'association Métro de Bordeaux

Opter pour le métro ne voudrait pas dire qu'il ne fallait pas faire le pari du tram dans les années 90, explique Michaël Baubonne. "Si on avait fait le choix du métro en 1995, peut-être qu'aujourd'hui je représenterais l'association Tramway de Bordeaux ! On pense que les deux modes de transport sont pertinents et complémentaires à Bordeaux" pour désengorger les transports en commun congestionnés aujourd'hui.

Pourquoi revenir sur un projet abandonné ?

Mickaël Baubonne estime, avec ce projet de deux lignes, avoir pris le contre-pied du projet abandonné dans les années 90. Les opposants s'inquiétaient notamment à l'époque de la fragilité des sols et des bâtiments sous lesquels il faudrait creuser. Cette fois, le tracé envisagé suit celui de la voirie en surface pour éviter ce genre de problème. 

Par ailleurs, ce réseau n'est pas uniquement centré sur Bordeaux, il vient prolonger l'infrastructure ferroviaire qui tourne autour de Bordeaux jusque dans le centre, pour mieux connecter les périphéries entre elles et les périphéries à Bordeaux.

Mais pourquoi ne pas tout simplement poursuivre le développement du tram ? "Si on ajoute de nouvelles lignes de tram, commente Michaël Baubonne, on ajoute de nouveaux carrefours entre les lignes existantes et les nouvelles lignes, il y aura donc des conflits de priorité. Lorsqu'on envisage une fréquence à moins de trois minutes, _ce genre de conflit de priorité peut perturber l'ensemble de la mécanique_. Les lignes en surface se gêneront les unes les autres. Et puis, on l'envisage aussi avec le développement des transports actifs type vélo ou trottinette. Dès lors qu'on met un transport en commun lourd en surface, ça réduit mathématiquement l"espace public disponible aux autres modes. C'est pour ça qu'on envisage le maillage de manière souterraine de sorte que les uns ne dérangent pas les autres".

Ambitieuse, l'association Métro de Bordeaux envisage la réalisation de ces deux lignes de métro à l'horizon 2030.