Transports

Une nouvelle autoroute ferroviaire passe par l'Ardèche

Par Tommy Cattaneo et Florence Gotschaux, France Bleu Drôme-Ardèche mardi 29 mars 2016 à 5:57

Cet autoroute ferroviaire devrait permettre de désengorger l'autoroute A7.
Cet autoroute ferroviaire devrait permettre de désengorger l'autoroute A7. © Radio France - Stéphane Milhomme

Une nouvelle "autoroute ferroviaire" mise en place dans la nuit de lundi à mardi entre Calais et Le Boulou, près de Perpignan. Ces trains chargés de 40 remorques de camions emprunteront les voies existantes, dont la ligne sur la rive droite du Rhône, en Ardèche. A raison d'un aller-retour par jour.

Des remorques de camions sur des trains pour fluidifier le trafic sur les autoroute de France. C'est le principe des autoroutes ferroviaires. L'une d'entre elles a été mise en service dans la nuit de lundi à mardi entre Calais (dans le Pas-de-Calais) et le Boulou , à la frontière espagnole, dans les Pyrénées Orientales. Cette ligne va traverser la France, en passant par l'Ardèche. Un aller-retour quotidien dans un premier temps, avant de passer à deux en septembre prochain.

"On reporte le danger sur la rive droite" - René Jouve, président de l'association de défense des riverains de la rive droite du Rhône.

Mais ce n'est pas du goût de tout le monde. Les riverains de la voie ferrée en Ardèche où transitent déjà de nombreux trains de marchandises ne sont pas contents. Ils ne voient pas d'un bon œil une nouvelle augmentation du trafic. "En augmentant les cadencements, on augmente les risques de nuisances sonores et d'accident", explique René Jouve, le président de l'association de défense des riverains de la rive droite du Rhône. "On reporte les dangers sur la rive droite."

Ce n'est pas la première autoroute ferroviaire à passer en vallée du Rhône. Quatre aller-retour ont lieu déjà tous les jours entre le Luxembourg et Le Boulou, via l'Ardèche. L'exploitant de ces autoroutes pense avant tout au désengorgement des axes routiers. "Pour les riverains, c'est 40 000 poids lourds de moins par an sur l'autoroute", argumente Thierry Le Guilloux, le président de Viia, la filiale de la SNCF qui exploite ces autoroutes. "Une remorque qui prend le train entre le Boulou et Calais, c'est presque 1,5 tonne d'économie de CO2."

Une fois descendue du train, les remorques continueront leur route vers le nord de la France, l'Angleterre ou la Belgique, au Nord. Vers l'Espagne et le Maghreb au Sud.