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Transports

Une rocade urbaine pour le littoral basque à partir du 1er octobre

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu Gascogne

A partir du 1er octobre, les automobilistes et motards qui empruntent régulièrement l'A63 sur toute sa partie basque et jusqu'à Ondres (Landes), ou l'A64 entre Sames et St Pierre d'Irube pourront bénéficier d'un tarif préférentiel. Une réduction de 50% de leur facture mensuelle soumise à condition.

A partir du 1er octobre prochain, les usagers réguliers des autoroutes du Pays basque pourront bénéficier de tarifs préférentiels.
A partir du 1er octobre prochain, les usagers réguliers des autoroutes du Pays basque pourront bénéficier de tarifs préférentiels. © Radio France - Valérie Menut

Pays Basque, France

L'opération a officiellement été présentée ce 26 juin. Elle entrera en vigueur le 1er octobre prochain. Dans un peu plus de 3 mois l'A 63 sur toute sa partie basque (de Biriatou et même jusqu'à Ondres dans les Landes) et l'A 64 entre Sames et St Pierre d'Irube deviendront une rocade urbaine. Aucun signe extérieur mais concrètement les automobilistes et motards (véhicules de classes 1, 2 et 5) qui emprunteront ces tronçons-là régulièrement pourront bénéficier d'un tarif préférentiel.  Ils paieront moitié prix ! Une condition à cela : il faudra effectuer au minimum 20 trajets par mois sur ces parties-là.  

Alors comment ça marche ? 

C'est plutôt simple : il suffit d'aller s'inscrire et chercher un boîtier type télépéage aux ASF (abonnement Ulys 30). Ensuite, vous empruntez l'A 63 et/ou l'A 64 pour vos trajets quotidiens. Le dispositif est valable 7 jours sur 7. A partir du moment où vous cumulez au minimum 20 trajets dans le mois (10 aller-retour par exemple. Les trajets sont tracés grâce au badge fourni), vous bénéficiez de 50% de réduction sur votre facture mensuelle. 30% sont remisés par les ASF, et 20% par le Syndicat des Mobilités de la Communauté d'agglomération Pays basque (qui prend aussi en charge les frais de gestion). 

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Le procédé sera appliqué pendant un an. Un bilan sera fait à l'automne 2020, mais le Syndicat des mobilités pense déjà à la suite avec la possibilité d'appliquer une réduction supplémentaire de 20% en cas d'abonnement au réseau de transports en commun Chronoplus ou de covoiturage.

Le but est de désengorger le réseau routier à l'approche du littoral, par exemple le Pont Grenet à Bayonne, saturé aux heures de pointe. Et à terme de minimiser la présence des voitures entrantes sur le BAB (Biarritz-Anglet-Bayonne). A la Communauté d'agglomération Pays basque, on estime qu'un tiers des 90 000 véhicules-jour qui franchissent l'Adour via le réseau local pourrait basculer sur l'autoroute

Des bouchons aux péages ?

Sauf que ce report de circulation sur les autoroutes pourrait occasionner des embouteillages aux péages ! Une éventualité prise en compte. "_On travaille avec les ASF pour améliorer les conditions de fluidité aux entrées d'autoroutes_, particulièrement à l'échangeur de Bayonne Sud - Anglet avec le système de Maignon-Sutar, et à l'échangeur de Bayonne Nord assure Damien Duhamel, directeur général du Syndicat des mobilités et directeur général adjoint aux mobilités la Communauté d'agglomération Pays basque. Des expérimentations sont programmées. Et sur chacune des entrées, il faut aussi que l'on propose une offre de stationnement qui permette soit d'organiser du covoiturage soit de prendre les transports en commun. En fait, c'est vraiment un système global qu'il faut penser. Là c'est la première étape. La logique est de canaliser les véhicules sur des structures qui sont adaptées à recevoir du trafic et sur chacune des portes, capter des usagers pour les emmener vers le covoiturage ou le transport collectif". 

Coût total de l'opération pour l'Agglomération : 650 000 euros par an. Mais la facture pourrait grimper jusqu'au million d'euros. La CAPAB pourrait en effet avoir d'autres frais à supporter car "il y aura sans doute un certain nombre d'échangeurs qui devront être reconsidérés, explique Jean-René Ectchegarray, le président de la Communauté d'agglomération Pays basque. Vinci le sait. Nous le savons aussi. Il faudra peut-être réaménager des bretelles d'autoroutes puisqu'elles ne seront plus configurées correctement pour absorber le trafic". Et de préciser que des parkings relais (pour le covoiturage) sont en cours d'aménagement. A Bassussary, Briscous ou encore Ondres. Des parkings relais de plusieurs centaines de places, équipés de systèmes de vidéo protection. "De quoi faire en sorte que beaucoup finissent par se résoudre à laisser leur voiture, comme cela se fait à Bordeaux, à l'entrée de l'agglomération". 

Quelques chiffres sur le trafic 

Quelque 40 000 véhicules empruntent quotidiennement (c'est une moyenne) l'A 63 au pays basque (portion Biriatou-Ondres). Ce sont aussi environ 40 000 véhicules qui circulent sur la RD810 à St Jean de Luz (pont Charles de Gaulle) ou sur l'avenue Marcel Dassault à Biarritz) en période estivale. (Chiffres fournis par la Communauté d'agglomération Pays basque).