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Transports

Une trentaine d'élus du Massif Central demandent à Emmanuel Macron de revenir sur la limitation à 80 km/h

mardi 27 février 2018 à 18:06 Par Géraldine Marcon, France Bleu Berry, France Bleu Creuse, France Bleu Limousin, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu Saint-Étienne Loire

Plus de 30 parlementaires et présidents de Départements du Massif Central adressent une lettre ouverte au président de la République. Ils demandent à Emmanuel Macron de renoncer à la décision de réduire la vitesse autorisée sur les routes secondaires, une mesure "injuste et pénalisante" selon eux.

Les élus demandent au président de la République de renoncer à la déduction de la vitesse autorisée à 80Km/g.
Les élus demandent au président de la République de renoncer à la déduction de la vitesse autorisée à 80Km/g. © Maxppp - Stéphane Marc

Une trentaine de parlementaires de tous bords et les présidents de plusieurs conseils départementaux, tous élus du Massif Central, ont adressé une lettre ouverte au président de la République. Dans ce courrier daté du 24 février 2018, ils demandent à Emmanuel Macron de revenir sur la décision annoncée de réduire la vitesse maximale autorisée sur le réseau secondaire de 90 à 80 km/h. Parmi les 34 élus signataires, on retrouve 12 députés, 11 sénateurs, trois députés européens, huit présidents de conseils départementaux, de bords politiques différents. On y voit par exemple les signatures du communiste Jean-Paul Dufrègne, député de l'Allier, celle de Brice Hortefeux, Député européen LR, Christophe Jerretie, député LREM de Corrèze ou encore la socialiste Angèle Préville, sénatrice du Lot. 

Un coup fatal à l'attractivité des départements du Massif Central"

Pour les 34 signataires de cette lettre, "cette décision suscite la colère et incompréhension d'une majorité de Français et plus encore des habitants des départements du Massif Central." Ils soulignent que si l'objectif de réduire le nombre de victimes d'accidents de la route est essentiel, cette mesure "ignore les difficultés de déplacement dans les territoires ruraux et de montagne qui n'ont pas la chance de bénéficier d'un réseau structurant (...) et dont les habitants n'ont d'autres alternatives que d'utiliser leur véhicule pour leurs déplacements personnels et professionnels." Du point de vue des élus, cette diminution de la vitesse autorisée "porterait un coup fatal à l'attractivité des départements du Massif Central qui se trouve encore à l'écart des grandes voies de communication et voient s'éloigner la perspective de bénéficier demain de lignes à grande vitesse." 

Une mesure "injuste et pénalisante"

Les signataires qui soulignent que cette mesure va concerner la quasi-totalité du réseau routier du Massif Central à compter du 1er juillet 2018. Cette décision serait pour eux "une double peine pour les départements du Massif Central que l’Etat a oubliés dans ses grands projets d’infrastructures routières et ferroviaires et qui verront leurs temps de déplacement vers les métropoles et les principales autoroutes sensiblement augmenter."

"Parce qu'elle est injuste et pénalisante pour la France périphérique, celle des territoires," les 34 signataires de cette lettre ouverte demandent donc à Emmanuel Macron de renoncer à cette abaissement de la vitesse autorisée. Dans ce courrier initié par Vincent Descoeur, député du cantal, les élus disent vouloir éviter que la "France à deux vitesses ne devienne, au lendemain d’une décision prise sans concertation avec les élus, la cruelle réalité des habitants du Massif Central, à l’heure où votre Gouvernement a fait de la mobilité une priorité." 

La liste des 34 signataires

  • Bruno Faure, président du Conseil départemental du Cantal
  • Jean-François Galliard, président du Conseil départemental de l'Aveyron
  • Jean-Pierre Marcon, président du Conseil départemental de Haute-Loire
  • Sophie Pantel, présidente du Conseil départemental de la Lozère
  • Claude Riboulet, président du Conseil départemental de l'Allier
  • Valérie Simonet, présidente du Conseil départemental de la Creuse
  • Jean-Marc Boyer, sénateur du Puy-de-Dôme
  • Olivier Cigolotti, sénateur de Haute-Loire
  • Josiane Costes, sénatrice du Cantal
  • Gérard Dériot sénateur de l'Allier
  • Laurent Duplomb, sénateur de Haute-Loire
  • Patrice Joly, sénateur de la Nièvre
  • Jean-Claude Luche, sénateur de l'Aveyron
  • Alain Marc, sénateur de l'Aveyron
  • Claude Nougein, sénateur de Corrèze
  • Angèle Préville, sénatrice du Lot
  • Jean-Claude Requier, sénateur du Lot
  • Jean-Yves Bony, député du Cantal
  • André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme
  • Vincent Descoeurs
  • Jean-Paul Dufrègne, député de l'Allier
  • Christophe Jerretie, député de Corrèze
  • Frédérique Meunier, députée de Corrèze
  • Pierre Morel-À-L'Huissier, député de la Lozère
  • Christine Pires-Beaune, députée du Puy-de-Dôme
  • Aurélien Pradié, député du Lot
  • Isabelle Valentin, députée de Haute-Loire
  • Arnaud Viala, député de l'Aveyron
  • Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire
  • Angélique Delahaye, députée européenne.
  • Brice Hortefeux, député européen
  • Jean-Paul Denanot, député européen