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Transports

Futurs trains d'IDF : le nouveau coup de pression de Valérie Pécresse chez Alstom et Bombardier

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Par , France Bleu Paris

Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France était dans le Nord, ce mardi. Elle a visité les usines Alstom et Bombardier qui fabriquent les rames Regio 2N et les futurs RER NG. Une visite courtoise mais ferme, sur fond de retards et malfaçons.

Valérie Pécresse a visité les usines Alstom et Bombardier qui produisent les trains Regio 2N et les futurs RER D.
Valérie Pécresse a visité les usines Alstom et Bombardier qui produisent les trains Regio 2N et les futurs RER D. © Radio France - Faustine Mauerhan

Valenciennes, France

"Quand on investit 10 milliards d'euros dans des industries françaises, il faut qu'à la fin, les trains marchent et arrivent à l'heure." Voilà ce qu'est venue dire Valérie Pécresse aux patrons d'Alstom et de Bombardier à Valenciennes et Crespin, ce mardi 19 février dans le Nord. La présidente de la région Île-de-France a visité les deux usines qui produisent actuellement les trains Régio 2N dans lesquels vous roulez depuis 2018 sur la ligne R du Transilien, et les futurs RER NG pur Nouvelle génération qui rouleront, normalement, sur les lignes D et E d'ici 2021.

Le Regio 2N en retard et trop souvent en panne

Une visite courtoise dans la forme, mais avec un objectif quand même : resserrer la vis dans tous les sens du terme. Car concernant le Regio 2N, la présidente d'IDF a de quoi râler : les trains fonctionnent mal. Vis mal serrées, câblages déficients, portes qui s'ouvrent côté rails au lieu de côté quai et autres pannes fréquentes. Sur les 32 rames livrées en 2018, 8 cumulent les incidents, obligeant la SNCF à réparer, supprimer des trains, etc. Inquiétant pour la région qui a rallongé la commande initiale (de 42 rames) de 83 rames supplémentaires pour 2021. 

C'est à tel point que la SNCF a refusé de réceptionner deux rames, début février. Alors ce mardi, Alain Krakovitch est aussi venu constater les efforts de qualité. "Ce qu'a mis en place Bombardier, c'est à dire le 'mur qualité', explique le directeur général de SNCF Transilien et mobilités quotidiennes, permet que dorénavant on puisse recevoir des rames dans un état de qualité satisfaisant et qui correspond à nos exigences, c'est ce qu'on a constaté et c'est ce qui fait qu'on a décidé de reprendre les livraisons, donc c'est une bonne nouvelle pour les usagers de la ligne R et par répercussions de la ligne D."

Valérie Pécresse visite les chaînes de production du futur RER NG à Alstom et Bombardier dans le Nord. - Radio France
Valérie Pécresse visite les chaînes de production du futur RER NG à Alstom et Bombardier dans le Nord. © Radio France - Faustine Mauerhan

La production du futur RER NG déjà en retard ?

Mais c'est la fabrication du futur RER nouvelle génération, le RER NG, destiné à rouler sur les lignes D et E, qui inquiète le plus la SNCF et la présidente de la région. Car le calendrier n'est d’ores et déjà pas respecté. C'est pourtant "le contrat du siècle", rappelle Valérie Pécresse. 255 rames ont été commandées, qui doivent être livrées en 2021. La présidente de l'Île-de-France n'a donc pas hésité à passer son message, lors des discours, devant patrons et salariés du consortium Alstom/Bombardier : "quand on décroche un contrat de 11 milliards d'euros, qu'on soit Alstom ou Bombardier, on doit être à la hauteur et respecter les délais de livraisons."

Une nouvelle chaîne de production et 100 embauches pour tenir les délais

Un coup de pression reçu 5/5 par Laurent Bouyer, le président de Bombardier Transport France, même si le patron n’a pas attendu la venue de sa « cliente » pour redoubler d’efforts. « D’abord ce n’est pas un retard contractuel, explique-t-il. Oui le calendrier est tendu mais ce ne sont pas des plannings qui se gèrent à la semaine et nous avons pris la décision de dédoubler la ligne de production. Ce sont 100 salariés supplémentaires qui ont été recrutés et sont dédiés au RER NG. »

Un effort de production à 10 millions d’euros pour Bombardier, dont se félicite Valérie Pécresse qui "préfère des trains à temps que des pénalités de retard". Elle reviendra d’ailleurs cet été s’assurer que les premières rames de test sont bien sorties des chaînes, comme prévu. 

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