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Dossier : Coronavirus Covid-19

VIDÉOS - Découvrez l'aéroport d'Orly désert depuis la suspension des vols commerciaux

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

En pleine crise du coronavirus, l'aéroport d'Orly, en Île-de-France, a suspendu tous ses vols commerciaux et fermé ses portes au public. Mais quelque 200 salariés travaillent toujours sur place pour entretenir et surveiller les infrastructures.

L'aéroport d'Orly a été "mis en sommeil" le 31 mars 2020
L'aéroport d'Orly a été "mis en sommeil" le 31 mars 2020 © Radio France - Hajera Mohammad

L'aéroport de Paris-Orly, au sud de la capitale, s'est officiellement "mis en sommeil" le 31 mars 2020 pour faire face à la crise du coronavirus et à la baisse du trafic aérien. Tous les vols commerciaux sont suspendus. France Bleu Paris a pu visiter les lieux désertés par les voyageurs.

Les avions cloués au sol

C'est une situation inédite pour l'aéroport centenaire, le deuxième plus grand du pays, qui accueille en temps normal 90 000 passagers en une journée et 600 mouvements aériens (300 décollages, 300 atterrissages). 

Les salles d'embarquements, les guichets et les parkings sont déserts. Les escalators et les ascenseurs à l'arrêt et dehors, la centaine d'avions cloués au sol, donnent aussi la sensation de déambuler dans un aéroport "fantôme" où le temps s'est arrêté. Pourtant, si la centaine de boutiques et restaurants ont baissé le rideau, environ 200 salariés sont toujours présents sur le site (sur les 25 000 emplois directs) pour maintenir, entretenir et surveiller les infrastructures. 

Vols diplomatiques, sanitaires et de marchandises maintenus

"L'aéroport n'est pas fermé, l'activité ne s'est pas arrêtée", répète Michel Landelle, le responsable de l'exploitation des pistes."C'est une mise en sommeil". En effet, si les vols commerciaux sont suspendus, d'autre sont toujours autorisés : les vols diplomatiques, sanitaires ou encore de fret. Ce jour-là, seuls deux avions se posent à Orly. Ils transportent de la marchandise en provenance des départements d'Outre-Mer. 

L'aéroport d'Orly a été "mis en sommeil" le 31 mars 2020 en raison de la crise du coronavirus
L'aéroport d'Orly a été "mis en sommeil" le 31 mars 2020 en raison de la crise du coronavirus © Radio France - Hajera Mohammad

Inspection des pistes quotidiennes

À l'extérieur, l'équipe chargée de l'inspection des pistes, n'a pas changé ses habitudes : "On inspecte au moins trois fois par jour pour enlever un éventuel obstacle si jamais un avion doit se poser", explique Vincent Monniot, le RPA (responsable process avion). Sur les trois pistes que compte l'aéroport, l'une d'entre elles est utilisée pour "parker" les avions de différentes compagnies à l'arrêt depuis plus d'un mois. "Ils sont revêtus de housses de protection comme sur une voiture, au niveau des moteurs et du train d’atterrissage pour éviter que les oiseaux viennent nicher".

Les oiseaux profitent des pistes

Sur le bas-côté des pistes, nous croisons un agent en train de faucher l'herbe sous la surveillance de Clément Collin, responsable de la prévention du risque animalier. "Avant, les agents fauchaient de nuit, maintenant on profite de l'absence d'avions pour les faire travailler le jour", confie le responsable. "Notre rôle c'est d'observer les animaux, leur évolution, leurs habitudes". Depuis que les avions ont déserté les pistes,"certains oiseaux ont tendance à se rapprocher des pistes" notamment les mouettes et les goélands. "Nous, on fait en sorte qu'ils n'y restent pas parce que s'ils s'accoutument on va avoir du mal à les faire partir lors de la reprise commerciale du terrain". 

"Pas de relâchement" chez les pompiers 

Dans la caserne de pompiers de l'aéroport d'Orly, il y a moins d'appels à gérer.  En temps normal, les 90 pompiers interviennent près de 3 000 fois par an, que ce soit pour des incendies ou des malaises de voyageurs. Mais "pas de relâchement", prévient le chef de la brigade, Freddy Berneron. Tous les véhicules de secours sont sortis et testés quotidiennement et les exercices pratiques et théoriques ont été multipliés. 

Aucune date pour la reprise 

Tout ce travail de sécurité et d'entretien au quotidien est indispensable même si l'aéroport est en pause. "Il faut être prêt pour une reprise et pour redémarrer le moment venu dans des conditions optimales", explique Michel Landelle, le responsable d'exploitation. C'est le gouvernement qui doit donner son feu vert quant à la réouverture ou non des frontières. 

"Il nous faut entre deux et quatre jours pour être de nouveau opérationnel, ça nous laisse le temps de tester toutes les infrastructures, le matériel électronique qui a été mis en pause comme les tri-bagages, les ascenseurs ou les appareils d'enregistrement". Sans oublier, les mesures sanitaires qu'il faudra sûrement appliquer pour les voyageurs et leurs accompagnants. 

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