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Transports

VIDEO - On a testé pour vous la voiture autonome électrique à la demande

mercredi 27 juin 2018 à 0:45 Par Valentine Joubin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

La Métropole Rouen Normandie va expérimenter, à partir de septembre prochain, un service de véhicules autonomes à la demande gratuit. Quatre Renault Zoé électriques circuleront dans le quartier universitaire du Madrillet. Nous sommes montés à bord en avant-première.

Quatre Renault Zoé 100% électriques et autonomes circuleront dans le quartier du Madrillet à Saint-Etienne-du-Rouvray.
Quatre Renault Zoé 100% électriques et autonomes circuleront dans le quartier du Madrillet à Saint-Etienne-du-Rouvray. © Radio France - Valentine Joubin

Saint-Étienne-du-Rouvray, France

À quoi ressemble un trajet en voiture autonome ? Vous pourrez en faire l'expérience dans le quartier du Madrillet, à Saint-Étienne du Rouvray, près de Rouen, à partir du mois de septembre 2018 et jusqu'à décembre 2019. La Métropole Rouen Normandie, la région, Transdev et Renault s'associent pour lancer le Rouen Normandy Autonomous Lab. Le premier service européen de mobilité partagée et autonome à la demande et sur routes ouvertes. Il suffira de commander gratuitement, via une application, l'une des quatre Renault Zoé, 100% électrique. Nous sommes montés à bord de l'une d'entre elles.

Un véhicule sans chauffeur...ou presque!

Première surprise en ouvrant la portière : un homme est assis à la place du conducteur. "Voici Alberic, l'opérateur de contrôle, je suis Vincent, l'opérateur d'assistance". En septembre, Vincent ne sera plus là mais il y aura toujours quelqu'un face au volant, prêt à reprendre la main, c'est une obligation légale. Mais la promesse est bien là, le volant tourne tout seul, le véhicule avance sans intervention humaine. A l'abord du rond-point, le freinage est un peu brusque, "C'est un peu raide oui. On va devoir travailler sur la notion de confort", reconnaît Vincent.

Des capteurs implantés sur le véhicule et le long du parcours

Comment marche un véhicule autonome ? Plusieurs capteurs sont placés à l'intérieur et à l'extérieur de la voiture. Des caméras et radars "qui voient à 360 degrés et jusqu'à 100 mètres au loin", explique Karine Hure Navarro, à la direction de la recherche du groupe Renault, les informations sont transmises aux ordinateurs qui se trouvent dans le coffre de la voiture et qui induisent une prise de décision quasi instantanée". La particularité du service testé à Saint-Étienne-du-Rouvray, est la présence de capteurs sur le parcours lui-même. "Le véhicule autonome peut détecter l'arrivée d'un véhicule dangereux qu'un automobiliste n'aurait pas la possibilité de voir si tôt".

Luc Duhamel peut réduire ou augmenter la vitesse d'un véhicule autonome en cas d'intempéries. - Radio France
Luc Duhamel peut réduire ou augmenter la vitesse d'un véhicule autonome en cas d'intempéries. © Radio France - Valentine Joubin

Un poste de contrôle surveille le trajet en temps réel

La voiture autonome freine toute seule mais sa vitesse peut-être régulée à distance. Un poste de contrôle, installé au Théâtre des arts, dans les locaux de la compagnie Transdev suivra le trajet des Zoé en temps réel. "On peut faire ralentir le véhicule en fonction des aléas climatiques où d'un contexte comme l'arrivée d'un groupe d'étudiants", décrit Luc Duhamel, l'un des opérateurs, scrutant une dizaine d'écrans. Son rôle sera aussi de s'assurer du bon fonctionnement du service aux usagers.

Des capteurs identifient les obstacles à 360 degrés et 100 mètres devant l véhicule. - Radio France
Des capteurs identifient les obstacles à 360 degrés et 100 mètres devant l véhicule. © Radio France - Valentine Joubin

Pas de projet de développement pour le moment

Le parcours des véhicules bleus-blancs-rouges sera constitué de trois boucles, de 17 stations et d'une dizaine de kilomètres. Un circuit du "dernier kilomètre", ces courtes distances non prises en charge par les transports en commun. Le service s'adresse à ceux qui veulent éviter de marcher ou de prendre le vélo. Un coup de pouce de quatorze mois seulement puisque l'expérimentation s'arrêtera en décembre 2019. Frédéric Sanchez, le président de la Métropole n'exclue pas de réfléchir à un service plus large et de long terme mais "pas avant 2020".