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VIDEO - L'aéroclub de l'aéroport de Nantes dénonce des problèmes de sécurité pendant des travaux sur le tarmac

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Par , France Bleu Loire Océan

Des travaux sont en cours depuis début janvier sur le tarmac de l'aéroport Nantes Atlantique, à Bouguenais (Loire-Atlantique). Ils doivent permettre la création d'un parquage pour A320. L'aéroclub, installé juste à côté des travaux, dénonce des problèmes de sécurité.

Des travaux sont en cours juste en face du hangar de l'aéroclub de Loire-Atlantique, sur le tarmac de l'aéroport Nantes Atlantique, depuis le 6 janvier. Ils doivent durer jusqu'à la mi-avril.
Des travaux sont en cours juste en face du hangar de l'aéroclub de Loire-Atlantique, sur le tarmac de l'aéroport Nantes Atlantique, depuis le 6 janvier. Ils doivent durer jusqu'à la mi-avril. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Un balai de camions au milieu des avions : voilà ce que dénoncent les membres de l'aéroclub de Loire-Atlantique, jeudi 20 février. Des travaux sont en cours depuis le 6 janvier sur le tarmac de l'aéroport de Nantes. Mené par Eurovia à l'initiative de Vinci, ils vont permettre de créer une place de parking pour un avion A320 d'ici la mi-avril. Problème : ces travaux se font juste devant le hangar de l'aéroclub, dans des conditions de sécurité qui inquiètent les membres du club. 

Entre barrières et circulation de camions

Devant le hangar, des pelleteuses travaillent toute la journée dans une grande zone grillagée. Pour décoller et revenir se garer, les avions de l'aéroclub doivent la contourner dans un grand détour. Ils doivent aussi se faufiler le long des barrières pour faire le plein. "Le plus risqué, c'est de rejoindre la pompe à essence", témoigne Guillaume Bouchet, l'un des pilotes instructeurs. "On fait donc ce trajet à la main mais l'envergure de l'avion ne peut pas loger dans la zone", déplore-t-il. Les pilotes sont donc obligés de s'arrêter un peu avant la pompe pour tirer les tuyaux à la main : "Si on avançait l'avion jusqu'au bout, on percuterait le grillage sur le côté avec notre aile."

Les pilotes doivent également cohabiter avec les camions de chantier pendant leurs déplacements. "On a des camions qui passent juste à côté de la pompe pour aller joindre l'enceinte des travaux, ouverte côté hangar", détaille Guillaume Bouchet. Ces mêmes camions ressortent ensuite en passant sur le parking des avions de l'aéroclub. Les pilotes craignent donc des accidents : "Il peut se produire deux choses : soit une collision entre un camion et un avion, soit des gravats qui tombent d'un camion et qui sont projetés par le souffle des avions", liste Guillaume Bouchet. Pour éviter le second risque, une balayeuse est censée nettoyer les pistes régulièrement mais sa circulation génère des risques supplémentaires d'après le pilote instructeur. 

Pas de consultation de la part de Vinci

"On n'a pas forcément été consultés sur comment les travaux allaient se dérouler." Denis Dubreil, vice-président de l'aéroclub, est amer. Il estime que Vinci n'a pas tenté de diminuer les nuisances et les risques. "Qu'il y ait des travaux, c'est une chose, après je pense qu'il y a des moyens pour les planifier pour qu'il y ait le moins de nuisances possibles. Mais évidemment, il n'y aura pas les mêmes coûts..." Il déplore également un manque de concertation de la part du groupe, qui les a simplement informé de la durée et l'amplitude des travaux au mois de décembre. "On n'a pas forcément été consultés sur comment les travaux allaient se dérouler. Il n'y a pas eu de propositions, on n'a pas eu notre mot à dire."

Le vice-président de l'aéroclub est aussi remonté contre la direction générale de l'aviation civile et ses responsables nantais. "L'aviation civile est pour l'instant muette. Elle laisse faire, elle ne s'est pas positionnée", regrette Denis Dubreil. Les membres ont pourtant fait parvenir un relevé de situations à risques, avec des photos. En vain. "Il n'y a pas eu de réaction", déplore le vice-président de l'aéroclub. Contactés, ni l'aviation civile, ni le groupe Vinci n'ont souhaité répondre à nos demandes d'interview.

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