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Transports

VIDEO - Toulouse : comment fonctionnent les nouveaux vélos en libre-service et sans station ?

mardi 24 avril 2018 à 4:09 Par Clémence Fulleda, France Bleu Occitanie

Depuis ce 23 avril, des vélos en libre-service sont dispatchés dans le centre-ville de Toulouse. Plus chers que les VélôToulouse, ils fonctionnent eux sans borne d'attache et grâce à une application téléchargeable gratuitement sur smartphone. Explications.

1090 vélos vont être mis à disposition d'ici la fin du mois d'avril à Toulouse.
1090 vélos vont être mis à disposition d'ici la fin du mois d'avril à Toulouse. © Radio France - Clémence Fulleda

Toulouse, France

D'ici fin avril, il y en aura 1090 dans le centre-ville de Toulouse. Les vélos d'Indigo Weel, mauves et blancs, sont peu à peu mis en service depuis ce lundi 23 avril.  Ils pèsent 18 kilos, ont 3 vitesses, une selle adaptable, un petit panier et des pneus censés être increvables.

Une application sur smartphone

Contrairement aux vélôtoulouse, ces vélos de location n'ont pas de station, ils sont en "free floating" et on peut les déverrouiller grâce à une application mobile téléchargeable sur smartphone.

Une fois rentrée vos coordonnées bancaires, l'appli indique le vélo le plus proche. Il faut ensuite flasher un QR code, sorte de code-barres à l'arrière du vélo, puis ont peut pédaler. Avant de le reposer, il faut pousser une petite molette. L'application nous indique alors le prix de notre location.

Plus chers que les VélôToulouse 

Les tarifs sont un peu moins attractifs que les vélos rouges de JC Decaux. Il faut compter 50 centimes par demi-heure sans abonnement (la première demi-heure étant gratuite) et 5 euros de caution (remboursée une fois la location achevée) ; 5 euros pour 24h d'utilisation. Les VélôToulouse eux sont à 1, 20euros et la journée.

Les abonnements Indigo Weel pour 6 mois reviennent à 59 euros et 79 euros pour l'année. L'abonnement annuel de JC Decaux est trois fois moins cher ( 25 euros).

"Nous ne sommes pas subventionnés (contrairement aux VélôToulouse), explique Jean Gadrat, directeur général adjoint, mais si on ramène à plusieurs cours par jour, on est à 20 centimes la course, ce qui reste très acceptable."

Vers un système subventionné ?

Pour l'instant, la mairie de Toulouse donne 5 millions d'euros par an à JC Decaux mais rien à Indigo Weel (et ne lui réclame rien non plus...Il n'y ainsi pas de redevance prévue). Un contrat qui lie le Capitole jusqu'en 2022. 

Et après? "Il y aura un appel d'offres et on verra. Mais les deux offres sont complémentaires", dit le premier adjoint au maire, Jean-Michel Lattes. 

Périmètre restreint

En attendant, les vélos Indigo Weel cohabitent donc avec les VélôToulouse. Mais le périmètre est plus restreint. 

Les vélos seront d'abord déployés en entreprise. - Radio France
Les vélos seront d'abord déployés en entreprise. © Radio France - Indigo Weel

L'entreprise a défini une zone qui s'affiche en vert sur la carte de l'application, et qui pourra être étendue, qui fait fait environ 10 kilomètres carré, couvrant le centre-ville de Toulouse. Les utilisateurs doivent reposer les vélos dans cette zone. Au départ, les salariés de la société ramèneront les vélos dans ce périmètre si ce n'est pas respecté,"mais à terme on pourra mettre des pénalités ou blacklister", prévient Jean Gadrat. 

Les cyclistes sont aussi invités à laisser les vélos près des parkings deux-roues déjà existants (sans utiliser les arceaux). 

Le pari du civisme 

Et concernant les actes de vandalisme? Indigo Weel parie sur le civisme et préfère ignorer les expériences catastrophiques comme à Lyon . "A Metz on a moins de 5% d'actes de vandalisme et moins d'1% de vélos disparus", assure Jean Gadrat.

L'entreprise a signé une charte avec la mairie afin de garantir une bonne maintenance des vélos. 

Par ailleurs, Indigo Weel veut faire appel à la communauté des "Weelers". Les utilisateurs sont appelés à signaler les dégradations via l'application afin qu'elles soient réparées.