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Transports

VIDÉO - Into the tunnel, avec le train travaux d'Eurotunel

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Toute la semaine, France Bleu Nord vous emmène dans les entrailles du tunnel sous la Manche. Nous avons passé une nuit entière, sous terre, avec les ouvriers, lors d’une importante opération de maintenance du lien fixe. Reportage dans le sillon du train travaux.

Un train travaux dépose les lourds engins sur les chantiers répartis dans tout le tunnel.
Un train travaux dépose les lourds engins sur les chantiers répartis dans tout le tunnel. © Radio France - Matthieu Darriet

Coquelles, France

Répartis sur les 50 km du tunnel sous la Manche, les chantiers sous-terrains occupent quatre personnes ici, une dizaine, là. Pas de changement de rail, au programme cette nuit-là, ce n’est que tous les six ans. Le tunnel de service reste plongé dans l’obscurité, en grande partie. La lumière, elle apparaît autour des lourdes portes, à faire ouvrir pour pénétrer dans le tunnel ferroviaire sud.  

Une série de lourdes portes permet de relier les tunnels ferroviaires au tunnel de service. - Radio France
Une série de lourdes portes permet de relier les tunnels ferroviaires au tunnel de service. © Radio France - Matthieu Darriet

Comme elles transportent des camions et des bus, les navettes d’Eurotunnel sont très hautes. Ce qui fait des tunnels ferroviaires, de véritables cathédrales de béton, avec des engins de travaux énormes. Ils sont acheminés sur chaque chantier par un train… diesel, puisqu’il n’y a plus de courant dans les caténaires, raconte Frédéric Flament : "Un train part soit d'Angleterre soit de France. Il est formé sur le terminal et au fur et à mesure des chantiers, il dépose les unités. On peut avoir une plate-forme comme aujourd'hui ou on peut choisir un autre type de train, selon les chantiers."

400 m de train travaux

Frédéric Flament poursuit : "Pour repartir, nous allons sortir du tunnel, libérer le train et avertir qu'il est en sécurité. Ensuite, lui doit aller se raccrocher à une position qui est définie au départ du chantier. Là, ce sera la  PK 35, donc côté anglais. Et, une fois que tous les modules sont raccordés, le train repart vers l'Angleterre ou la France. Et il est reformé pour le lendemain."

Avant de commencer les travaux, un superviseur veille à la coupure de l'électricité dans les caténaire et les relie à la terre. - Radio France
Avant de commencer les travaux, un superviseur veille à la coupure de l'électricité dans les caténaire et les relie à la terre. © Radio France - Matthieu Darriet

Ces trains assemblés peuvent faire jusqu’à 400 m de long et cette nuit là, il y en a trois dans le tunnel sud, détaille Rémi Dezoomer, superviseur et réalisateurs travaux : "Tous les services spécialisés ont un train. Le génie civil pour le colmatage des fuites, la signalisation ou encore le changement de voies."

Le personnel passe toujours par le tunnel de service pour accéder aux chantiers, car c'est plus sécuritaire. Et puis sortir avec le train travaux obligerait à faire machine arrière.

Les ouvriers portent obligatoirement un détecteur de monoxyde de carbone. Ils ne doivent jamais rester seuls sur un chantier, pour des raisons de sécurité. Et chaque groupe est relié en permanence par un téléphone avec les superviseurs travaux en surface. Ils travaillent ainsi jusqu’à 14 nuits par mois, avec parfois des nuits de 10 heures.

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