JO de Sotchi : France Télévisions mise en garde par le CSA pour "propos déplacés"

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 17 mars 2014 à 12:32

Nelson Monfort et Philippe Candeloro en 2009
Nelson Monfort et Philippe Candeloro en 2009 © MaxPPP

Lundi, le CSA a annoncé avoir adressé une mise en garde à France Télévisions pour les propos tenus par des commentateurs sportifs durant les Jeux Olympiques de Sotchi. Les téléspectateurs et des sportifs avaient notamment été choqués par certains commentaires de Nelson Monfort et Philippe Candeloro, pendant les épreuves de patinage artistique.

"Graveleux" , "extrêmement déplacés" , et même "de nature à refléter des préjugés sexistes" : le CSA condamne lourdement lundi les propos de certains commentateurs de France Télévisions pendant les Jeux de Sotchi, et annonce avoir adressé au groupe une mise en garde.

"Anaconda", "postérieur", "poitrine"

Le CSA condamne donc autant que les téléspectateurs ces propos "portant en particulier sur l'aspect physique de sportives" . La haute autorité de l'audiovisuel, sans les nommer, parle forcément de Nelson Monfort et Philippe Candeloro. Si ces deux commentateurs n'ont pas été les seuls à choquer les téléspectateurs pendant Sotchi, leurs commentaires durant les épreuves de patinage artistique ont été au cœur de cette polémique.

ÉCOUTEZ ICI les propos polémiques de Nelson Monfort et Philippe Candeloro > Misogynie aux JO : Monfort et Candeloro dans le viseur du CSA

La direction de France Télévisions mise en cause

D'autres journalistes comme Patrick Montel avaient été accusés de propos déplacés. L'alerte d'abord donnée via les réseaux sociaux avait pris un caractère plus officiel avec la réaction de certains sportifs, et même de la ministre du Droit des femmes.

Le CSA épingle aussi la direction des sports de France Télévisions, qui s'en serait tenue "à une attitude de dénégation" . Le gendarme de l'audiovisuel souligne la contradiction entre "les actions menées au niveau du groupe" en matière de promotion de l'image et de la place de la femme, et "la teneur des propos tenus au sein de certains de ses programmes" .Concrètement, cette mise en garde n'aura pas d'impact pour la chaîne. Elle est le premier niveau d'avertissement du CSA.

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