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L’agresseur du militaire était connu des services de renseignement

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Par France Bleu

Un jeune converti à l'islam, arrêté mercredi matin dans les Yvelines, a reconnu la violente agression d'un militaire commise samedi à la Défense, sans doute "au nom de son idéologie religieuse". Il avait été signalé en février comme "se radicalisant" par les services de renseignement.

Le jeune homme avait poignardé par derrière à la gorge un militaire qui patrouillait dans le quartier de La Défense.
Le jeune homme avait poignardé par derrière à la gorge un militaire qui patrouillait dans le quartier de La Défense. © Maxppp

Alexandre ne fêtera pas ses 22 ans jeudi, jour de son anniversaire, au milieu des siens. Ce jeune converti à l'islam, arrêté mercredi matin à 6h dans les Yvelines alors qu'il arrivait au domicile d'une de ses amies a reconnu la violente agression d'un militaire commise samedi à la Défense.

La qualification terroriste de l’agression probablement retenue

"Le caractère des faits, leur commission trois jours après Londres et la prière faite juste avant le passage à l'acte, nous laissent supposer qu'il a agi au nom de son idéologie religieuse et que son souhait était d'attaquer un représentant de l'Etat", a expliqué le procureur de la République, qui estime que la qualification terroriste de son acte sera probablement retenue.

Connu des services de police et signalé en février comme se "radicalisant"

Alexandre avait déjà croisé le chemin des services de police. Son identité avait été contrôlée en 2009 lors d'une prière de rue, et avait été signalé en février comme "se radicalisant" par une note de la Sous-direction de l'information générale (la Sdig, héritière des anciens Renseignements généraux) des Yvelines. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a confirmé à RTL l'existence de cette note, qui "présentait cet individu comme un fondamentaliste musulman", mais ne décrivait "pas un profil jihadiste". Cette note avait suivi la voie officielle de transmission aux autorités policières relevant de la Sdig. Connu "pour de petits délits", le jeune homme n'avait pas de casier judiciaire mais avait fait l'objet de plusieurs rappels à la loi. Portant une longue barbe comme beaucoup de fondamentalistes musulmans, il serait le tenant d'un islam traditionaliste voire radical, depuis trois ou quatre ans.

"Il existe plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, de Merah potentiellement dans notre pays" (Manuel Valls)

Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, a expliqué qu’il existait "plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, de Merah potentiellement dans notre pays", évoquant des "jeunes qui ont déjà eu affaire à la justice pour des faits de délinquance" et "qui se radicalisent" par internet ou sous l'influence d'imams radicaux. De son côté, le Conseil Français du culte musulman a appelé mercredi soir les musulmans de France à "agir davantage pour prévenir la jeunesse musulmane contre des idéologies que les adeptes de la haine et de la violence tentent de leur inculquer au nom de l'islam", en demandant "de dissocier la religion musulmane de la violence commise en son nom".

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