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L’Insee place la France en récession

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Par , France Bleu

L’Insee a annoncé ce mercredi que la France était entrée en récession. Avec deux trimestres consécutifs de baisse et une baisse record du pouvoir d’achat, il sera difficile pour le gouvernement de renverser la courbe du chômage à la fin de l’année 2013.

Croissance en France de janvier 2009 à mars 2013
Croissance en France de janvier 2009 à mars 2013

La France est officiellement en récession. L’Institut national de la statistique et des études économiques, (Insee) dresse, mercredi 15 avril, un tableau morose de l’économie française. Avec deux contractions successives de 0,2 % au dernier trimestre 2012 et au premier trimestre 2013, l’Insee annonce que l’année 2013 a commencé en récession. En sus, l’Insee rapporte une production "au point mort", un recul des exportations de 0,5 % au premier trimestre 2013 et une baisse record du pouvoir d’achat des ménages de 0,9 %. Des chiffres qui se rapprochent des prévisions pessimistes de l'OCDE il y a un mois.

Ces chiffres sont une mauvaise nouvelle pour le gouvernement Ayrault qui compte sur la croissance pour inverser la courbe du chômage fin 2013. Mais Pierre Moscovici rassure : Bercy maintient toujours sa prévision de croissance de 0,1 % sur l’année 2013. Le ministre de l'Économie et des Finances l'a affirmé ce matin après la publication des chiffres de l'Insee, indiquant que la récession, "largement due à l'environnement de la zone euro", "n'est pas une surprise".

Une récession moins profonde qu'en 2008-2009**

Dans la foulée, François Hollande s'est voulu rassurant. Selon des propos tenus lors du Conseil des ministres et rapportés par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, le Président juge que "la situation économique est grave, rien ne sert de la minimiser" mais cette récession est "moins profonde que celle connue en 2008-2009."

Sur le départ pour Bruxelles, le président de la République a profité des journalistes présents Gare du Nord pour défendre ses actions et rappeler que le gouvernement a besoin de temps : "La France est à l'arrêt depuis cinq ans. Donc ce qu'on a à faire ce n'est pas seulement commenter ce qui s'est produit depuis hélas trop longtemps, c'est faire en sorte que la croissance revienne."

Jean-François Copé pointe "une responsabilité personnelle de Hollande"

La droite n'aura pas été longue à monter au créneau. Dans la matinée, François Fillon a accusé le gouvernement en place de n'avoir mis en place "aucune initiative réelle en matière de compétitivité".

Et Jean-François Copé ne manque pas de surenchérir. Pour le président de l'UMP et membre du précédent gouvernement : "Les mesures qui ont été prises depuis un an par François Hollande me conduisent à considérer que le président de la République porte sa part de responsabilité personnelle dans l'aggravation de la situation économique de notre pays."

Une "raison supplémentaire" pour la priorité sur l’emploi

Les syndicats tempèrent l'optimisme du gouvernement et appellent à des efforts supplémentaires en matière d'emploi, à l'instat de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

"Le chômage provoque la récession aujourd'hui parce qu'on n'a pas vu suffisamment à l'horizon, […] donc il faut un peu plus de vision d'avenir." Invité ce matin sur RTL, Laurent Berger, a appelé François Hollande à renforcer les politiques de lutte contre le chômage, l’entrée en récession de la France étant "une raison supplémentaire de dire : il faut la priorité sur l’emploi" avec des politiques "qui permettent de réduire le chômage et de retrouver un niveau qui soit digne d'un pays comme le nôtre."

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